Je viens de me défaire de Théo. Bill et Tom m'ont promit de s'occuper de lui ce soir.
Après avoir passé une douce après-midi à lézarder au soleil, ma vie nocturne reprend.
Je pénètre dans l'enceinte de mon immeuble, et monte tranquillement les marches de celui-ci lorsque j'apperçois sur le palier du troisième étage, deux ivrognes couchés à terre, buvant comme des trous. Ils rient fort et leurs paroles sont incohérentes. Je passe mon chemin, les ignorant mais l'un d'eux m'attrape la cheville et me retient.
" - Eh sa-salut ma belle. Qu'est-ce qu'une pe-petite biche fait seule à...à c't'heure-ci ? "
Je ne répond pas et tente de dégager ma jambe de son emprise, mais il la resserre.
" - Attend ! Te sauves pas prin-princesse, on pourrait peut-être...peut-être s'amuser un peu !? "
L'homme achève sa phrase et remonte sa main le long de ma cuisse. Un long frisson glacial me parcours le dos. Je saisis sa main baladeuse et l'enlève tout en repoussant l'alcoolique. Il roule sur le côté et jure, pendant que j'accélère le pas et ferme le verrou une fois casarnée à l'intérieur de mon appartement. Je soupire fortement, contente d'avoir échappée au pire et d'être, maintenant en sécurité.
Je lève la tête et regarde l'heure sur la pendule de la cuisine, déjà 21h00. Je n'ai plus beaucoup de temps, il faut que je fasse vite si je veux croiser du beau monde et avoir la chance de tomber sur les meilleurs clients. J'enfile à la hâte un vieux jean usé, décoré d'une ceinture noir cloutée, ainsi qu'un haut court bleu foncé, laissant apparaître mon nombril. Je passe ensuite dans la salle de bain, détacher mes cheveux, et noircir le contour de mes yeux à l'aide d'un pinceau d'eye-liner et d'une bonne couche de mascara.
J'inspecte le reflet que me renvoie le miroir et ajoute une touche de rouge à lèvre, histoire d'être encore un peu plus aguichante. Là, comme ça j'ai bien l'air d'une pute, parfait.
Je glisse quelques préservatifs dans la poche arrière de mon pantalon, je préfère être prévoyante. Manquerait plus que je tombe enceinte ou que je choppe une IST.
Je ressors de mon appartement en prenant soin de bien verrouiller la porte d'entrer, même s'il n'y pas grand chose à voler chez moi. Je croise fortement les doigts pour que les deux alcoolos ne soient plus dans la cage d'escaliers, et lorsque j'arrive au troisième paliers, j'ai le plaisir de constater qu'ils sont tous les deux endormis. En passant à côté d'eux je prend un malin plaisir à leur cracher dessus.
" - Ca t'apprendras à vouloir me trippoter, salaud. "
[ ... ]
Je suis dans mon coin habituel, posée contre un mur, attendant qu'un homme ait les hormones qui le chatouillent. Plusieurs passent devant moi en me reluquant de la tête aux pieds et en sifflant, mais aucun n'a envie de débourser un centime, et ils continuent leur chemin. Je peste contre eux et cherche une position encore plus provocatrice.
Je fais les yeux doux à un petit blond sur le trottoir d'en face et me mord fiévreusement la lèvre inférieur pour l'appater, lorsque je sens deux mains se poser sur mes épaules. Je me retourne vivement et reçoit un coup de poing dans la mâchoire. Sous la force du coup, je suis destabilisée et je m'écroule contre le mur. Je masse mon visage endolorie et relève les yeux vers mon agresseur.
Il se trouve en faite qu'ils sont cinq. Cinq hommes, tous plus impressionants les uns que les autres.
" - Nan mais ça va pas ? Vous êtes malade ? "
Pour toute réponse, un grand au crâne rasé m'attrape par le bras et me colle contre le mur, mes pieds à quelques centimètres au dessus du sol.
Il fait lentement glisser ses mains jusqu'à mon cou et les resserrent légèrement autour de celui-ici, mais sufisamment pour que je sente l'air me manquer.
Je plaque mes mains par-dessus les siennes, tentant d'écarter ses doigts. J'ouvre en grand la bouche, cherchant de l'air. Je sens la panique monter en moi au fur que l'oxygène me manque. Mes yeux se révulsent sous l'effet de la peur et quelques larmes commencent même à perler aux coins de mes paupières.
Un autre homme à l'air menaçant s'approche de moi. Il recrache la fumée de son cigare sous mon nez avant de me demander d'une voix flippante :
" - C'est toi Shana ? "
J'essaie de parler mais j'en suis inccapable. L'homme fait signe à celui qui me tient de me relâcher, et en effet, dans la seconde qui suit, l'homme ouvre ses mains et je retombe durement à genoux sur le sol. Mes mains sont autour de ma gorge et je tente de reprendre une respiration normale. J'halète bruyamment, ce qui fait rire les hommes autour de moi.
" - Je t'ai posé une question. C'est toi Shana ? "
J'acquiesse dans un mouvement de tête affirmatif sans même relever les yeux vers eux.
Je n'ai pas le temps d'effectuer un mouvement, que le gros baraqué au crâne rasé de tout à l'heure revient à la charge et me prend sur son dos.
" - Laissez-moi tranquille. Reposez-moi à terre ou je hurle. "
Les cinq hommes éclatent de rire, et s'inssinuent dans une ruelle sombre et sans fond : une impasse.
" - Hurle si ça te fais plaisir. De toute façon personne ne viendra à ton secours. Personne. "
Le baraqué me repose à terre, et je comprend que si je ne tente pas de m'enfuir maintenant je n'en aurai plus l'occasion. Je lui balance mon pied entre les jambes et l'homme se plie de douleur, tenant son bien précieux entre ses mains. Je me met à courir aussi vite que mes jambes peuvent me le permettre.
" - La garce ! Rattrapez-la ! "
J'entend les trois autres hommes me courir après, leurs pas martèlent le sol, et se répercutent à mes oreilles, m'affolant encore un peu plus. Je n'entend plus que ça et le bruit sourd de mon coeur qui cogne inlassablement dans ma poitrine. Ca me fait un mal de chien, mais je dois continuer à courir, à fuir.
J'attrape une poubelle et la balance en travers de la ruelle, histoire de ralentir un peu mes agresseurs.
Erreur.
Ca me fait perdre du temps, et le plus grand d'entre eux l'enjambe sans problème. Il me rattrape vite et m'agrippe par les cheveux.
J'hurle de douleurs, des larmes s'échappant de mes yeux.
Il me ramène au point de départ où nous attendent le baraqué et le mafioso, toujours en me tenant fermement par les cheveux.
" - Alors on a voulu jouer à la grande fille ? "
Le brun au cigare me frappe au visage. Je baisse la tête, sonnée par la violence du coup, et vois quelques gouttelettes de sang s'écraser sur le sol.
Je porte mes doigts à mon visage et constate que ma lèvre est légèrement ouverte. Mes doigts sont couverts de sang.
" - Tu vois ce que tu nous oblige à faire ? "
Je ne répond pas, le défiant du regard.
" - Je vais dire à l'homme qui te tiens de te lâcher. Une fois fais, tu ne t'enfuiras pas. Tu vas sagement t'asseoir sur ces marches, là, et tu vas te déshabiller sans broncher. D'accord ? "
Il se rapproche de moi, et passe sa main rugueuse sur mon visage. Du bout du doigt il récupère une perle de mon sang et le porte à ses lèvres.
Ce mec m'écoeure, j'ai envie de vomir.
" - D'accord ? " Répète t-il, comme si j'étais sourde.
Je le regarde méchamment, et, rassemblant le peu de courage qu'il me reste, je lui crache en pleine figure.
Il se recule surpris, s'essuie le visage et se ré-avance vers moi, avec un sourire mauvais.
Au dernier moment, il me décroche un coup de poing dans le ventre. Je m'affesse sous le coup et faille retomber à genoux mais l'autre homme me maintien toujours par les cheveux. Des larmes jaillissent encore de mes yeux. Je me tord de douleur et il rit.
Il attrape mon visage avec sa main et le relève à la hauteur du sien, ses yeux haineux rencontrent les miens et je tressaille.
L'autre homme me lâche et je tombe lourdement sur le sol poisseux, recroquevillée sur moi-même.
Le mafieux s'accroupie face à moi et écarte quelques mèches de mes cheveux.
" - Tu vas te tenir tranquille maintenant. Il nous avait pourtant dit que tu étais calme et docile. Allez, lève-toi et déshabille-toi maintenant. "
Je n'ai plus la force de riposter, j'ai trop mal partout. J'essai de me r'assoire correctement et, voyant que je traîne, l'un des hommes, impatient, passe ses bras sous mes aisselles et me soulève pour me reposer sur les marches humides d'une maison certainement abandonnée.
Je ne prend pas la peine de retirer mon tee-shirt, je déboucle seulement ma ceinture et descend la braguette de mon jean. Je tremble de froid et de peur.
Je ne comprend pas ce qu'ils me veulent et qui est ce "il" dont ils parlent.
Je me retrouve en petite culotte en plein milieu de la nuit alors qu'il ne fait plus très chaud, vu l'heure tardive.
Le brun qui m'a frappé à plusieurs reprises se plante devant moi et prend mes mains pour les poser sur sa ceinture.
Je comprend le message et fait lentement glisser sa braguette ainsi que son pantalon, qui lui tombe sur les chevilles.
Je m'agenouille devant lui, et lui retire son caleçon.
Je réprime un hoquet lorsque je vois son sexe dressé tout près de mon visage. Je ferme les yeux et approche mes lèvres de son pénis sur lequel je donne quelques coups de langues furtifs. Il gémit et passe ses mains dans mes cheveux, appuyant sur mon crâne pour que je le prenne totalement en bouche. J'englobe sa virilité avec mes lèvres et fais vagabonder ma langue tout autour de celui-ci. Il gémit et soupire de plus en plus fort. J'entend ses copains rirent autour de nous et murmurer des << vivement mon tour >>.
L'homme se cambre et jouit dans ma bouche. Je me recule et recrache avec dégoût sa semence sur le trottoir.
Il s'en va et laisse la place à un de ses amis. Encore une fellation. Puis encore une autre... jusqu'à ce qu'ils soient tous satisfaits.
Je me laisse tomber contre le mur, épuisée et nauséeuse. J'en peux vraiment plus. Je suis vidée.
Je me met à pleurer, pleurer à chaude larmes, pleurer comme jamais je n'ai pleuré. Ca m'en brûle la gorge tellement je pleure et j'hurle à la fois.
" - Pourquoi ? " Criais-je, exténuée et à bout.
" - C'est Lui qui nous envoie. Ce sont les ordres. Nous ne faisons qu'éxécuter ses ordres.
- Lui, qui ?
- Tu le sauras bien assez tôt. Mais c'est une mise en garde. Encore un écart de conduite et il nous renverra à toi, alors fais bien attention.
- Mais je n'ai rien fait ! De quoi est-ce que vous parlez ?
- Tsss tsss le Patron est pas du même avis que toi. "
Je ferme les yeux et frotte mon visage avec mes mains. Je réfléchis à qui peut être ce "patron".
Mais je ne vois pas. Je ne vois pas qui peut m'en vouloir hors mis Carlos, le dealer à qui je dois de l'argent. Mais ça ne peut pas être lui, je connais ses hommes de mains, je m'y suis déjà frottée.
" - Bon, maintenant que le message est délivré, on a plus rien à faire ici. A bientôt j'espère, Shana. "
Il me sourit sournoisement et tourne le dos, suivit de ses acolytes.
Je me retrouve seule et grelottante au fond de cette ruelle sombre et sinueuse.
Au bout de quelques minutes, je me relève enfin, et me rhabille. J'ai encore affreusement mal dans le ventre et à la lèvre.
Je sors de l'impasse et marche péniblement en me tenant aux murs jusqu'à l'hôtel.
Je suis dans l'incapacité totale de travailler ce soir, tant pis pour le blé, Carlos attendra encore un peu pour son remboursement.
De toute façon, au point où j'en suis, une droite ou deux de plus n'y changeront rien.
J'arrive dans le hall de l'hôtel et par chance il n'y a personne à la reception, on ne m'aurait certainement pas laissé passer autrement. Surtout qu'il est plus de 3h00 du matin. L'ascensseur me dépose au dixième étage et repart. Je cherche des yeux la chambre des jumeaux et toque contre celle-ci. J'attend, mais rien ne vient. Je tambourine alors plus fort, martelant la porte avec mes poings.
Huuum, parfait. Bill se dandine nu devant moi, un sourire coquin sur le visage. Il se rapproche de moi et me tourne autour. Je le regarde faire.
Je suis hypnotisé par ses mouvements. Je tend la main et essaie de le toucher, mais il recule en riant.
Je sourie, un peu frustré mais je ne dis rien. Il danse sensuellement devant mes yeux, se caressant l'arrière des cuisses.
Han. Gott. S'il continue comme ça je vais le violer.
Il baisse les yeux sur mon entre-jambe et s'aperçoit que tous mes sens sont en éveil. Il se retourne vers moi et s'approche félinement.
Il me pousse du bout des doigts jusqu'à une chaise et m'y fait assoire avant de ne se poser sur mes genoux, face à moi.
Il passe ses bras autour de ma nuque et pose son regard de braise sur ma bouche. Il passe sa langue sur ses lèvres tout en rapprochant nos deux visages.
Je peux presque le toucher, lorsque...
J'ouvre les yeux, et vois mon petit ange paisiblement endormis, entortillé dans les draps.
Oh...alors ce n'était qu'un rêve T__T
Ah ! Ca par contre je ne l'ai pas rêvé !
Je me lève la tête encore ensommeillée.
J'ouvre tout doucement la porte pour ne pas faire de bruit et ainsi ne pas réveiller Bill, tout en baillant.
" - Mui, c'est pour quoi ? "
Comme je n'obtiens pas de réponse, je lève la tête et vois...
" - SHANA !!! "
Je l'ai dit tellement fort que Bill s'est réveillé en sursaut et a sauté du lit.
Shana se tient sur le perron de la porte, tremblante, les larmes dévalant son visage et du sang séché collé à ses lèvres.
Je m'écarte du passage, lui indiquant qu'elle peut entrer dans la chambre.
Bill s'est levé et il se précipite sur la pauvre fille.
" - Shana qu'est-ce qui s'est passé ? "
Elle éclate en sanglot et Bill l'a prend dans ses bras, la berçant tout doucement de droite à gauche.
" - Chhhut là, je suis là. On est là Shana, calme-toi. "
Il passe ses mains dans son dos et le lui frotte délicatement pour l'appaiser.
Si je n'étais pas sûr des sentiments de Bill à mon égard, je serais jaloux.
Il l'a conduit jusqu'au lit et la fait assoire dessus. Moi je pars à la recherche d'un de mes sweat-shirts.
Par la même occasion je met de l'eau à chauffer dans le micro-onde de la chambre.
Eh oui, nous avons les moyens de nous payer tout le luxe ^^
Je retourne auprès d'eux, et tend le pull à Bill.
Il allonge Shana sur le lit et remonte son haut pour le lui enlever, et il pousse un cri de stupeur en voyant l'énorme hématome qui s'étend sur toute la largeur du ventre de Shana. Il plaque sa main devant sa bouche et se tourne vers moi, horrifié.
Je passe à côté de lui et lui prend le sweat des mains pour l'enfiler à Shana qui ne bouge pas du lit.
Elle est seulement secouée par ses tremblements et elle garde ses yeux obstinément fixés au plafond.
Le tintement du micro-onde retentit et je dis à Bill d'aller lui préparer une infusion.
Au bout de quelques minutes, il revient avec la boisson chaude et la dépose sur la petite table de chevet.
" - Allez, tiens Shana, boit ça. "
Je remonte le coussin dans son dos et la glisse sous la couverture. J'attrape la tasse et la lui tend, mais elle ne bouge toujours pas.
Je regarde Bill, lui demandant de l'aide.
Il s'assoit à côté d'elle et se saisit de la tasse. D'une main il maintien la tête de Shana et de l'autre il approche le thé fumant de ses lèvres.
Il l'a fait boire a petite gorgée. Elle a toujours le regard fixe, ailleurs.
Son état est préoccupant, elle semble choquée.
Après s'être assurés qu'elle soit totalement réchauffée, Bill et moi la recouchons sous les draps.
Elle a besoin de sommeil.
" - On appelera le docteur demain, Bill. T'en fais pas. "
Il fait oui de la tête et me sourit faiblement.
" - T'as qu'à dormir avec elle toi, moi je vais prendre le canapé.
- Non, je veux dormir avec toi.
- C'est dit si gentillement, comment reffuser ? "
Je le prend dans mes bras et nous nous couchons enlacés, sur le petit sofa de la chambre, recouverts par un simple édredon ( hédreudon, hein ma vieille paupiette xD ).
Merci pour vos commentaires et surtout pour vos visites !
J'ai atteint les 1061 pour ce mois-ci, et le mois n'est pas encore terminé ^^
Merci beaucoup !
Je voulais posté un nouveau chapitre ce soir parce que je déborde d'idées en ce moment, mais... je suis pas là cette après-midi. Je vais faire les magasins et acheter tout le bordel pour la rentrée --'
Et ce soir je sors en boîte alors j'me vois mal écrire là-bas entre deux danses, surtout que je serai bien entourée (si vous voyez c'que j'veux dire ^^ he he xD )
Bon j'y vais, tous le monde est dans la voiture, ils m'attendent et je me fais engueuler xD
Bisous <3
C'est re-moi ^^
Ca va toujours bien ? Vui !? Moi la forme xD
Euuuh oui donc je venais ici avant d'aller manger et me préparer (je suis aussi longue que Bill pour ça --') pour vous poser une question :
Qui va au concert des Tokio Hotel le 23 Octobre à Bordeaux ?
Parce que, moi j'y vais !!! =D
Bisous <3
