L'homme arrive enfin à ma hauteur. Il me détaille de ses yeux clairs de la tête aux pieds puis, satisfait de la 'marchandise' il me sourit.
" - Viens avec moi, mon hôtel n'est pas loin."
Ce n'est pas dans mes habitudes d'aller chez les clients, je reste méfiante, et c'est pour cela que je lui réponds :
" - Je préfère qu'on fasse ça ici. "
Il soupire et me regarde dans les yeux en souriant.
" - Ce sera beaucoup plus agréable, pour toi comme pour moi, de faire "ça" comme tu dis, dans une chambre d'hôtel. "
Je réfléchis quelques instants. Ai-je vraiment le choix après tout ? Si je reffuse il s'en ira sûrement et j'aurai perdu mon client.
Alors que j'allais ouvrir la bouche pour lui répondre, il me devance :
" - N'aie pas peur, je ne te veux pas de mal. Je veux juste prendre du bon temps avec toi. "
Je le regarde droit dans les yeux comme pour le sonder. Il semble honnête et c'est pour cela que j'attrape la main qu'il me tend.
Il me sourit une dernière fois avant de se retourner et de me conduire à travers plusieurs rues.
On marche en silence, toujours ma main dans la sienne, mais le trajet fût de courte durée puisqu'il s'arrête soudainement.
Je regarde la grande bâtisse devant laquelle on s'est arrêté.
<< Tipton Palace >>
Wouah, cet hôtel est l'un des plus chic de Paris.
Mes yeux se baladent, émerveillés, sur toute la surface du bâtiment.
L'homme s'en rend comptes puisqu'il me sert doucement la main et me dit :
" - Plutôt chouette, hein ?! "
Je me contente de lui souffler un petit "oui" tellement je suis médusée.
On gravit les quelques marches nous séparant de l'entrée, il salue le portier et nous entrons.
Mon regard se pose partout, je ne sais même pas où donner de la tête, tout n'est que richesse et beauté ici.
Je ne suis pas habituée à autant de luxe.
Ma béatitude fait rire mon client, puis il nous dirige vers l'un des ascensseurs.
Il consent à lâcher ma main pour appuyer sur le bouton de son étage, les portes se ferment et il s'appuie nonchalament contre l'une des quatres paroies.
Toujours aucun mot n'est échangé, toujours ce silence.
Il est vite rompu par le "ding" qui avertit les gens qu'ils sont arrivés à destination.
Il attrape ma main, nous fait sortir de l'appareil et nous longeons le couloir.
Arrivé à mi-chemin de celui-ci il s'arrête, et se poste devant la porte numéro <<1806>>.
Il sort une carte magnétique de sa poche et la glisse dans l'appareil pour que celle-ci s'ouvre.
Et dire que chez moi, je n'ai qu'un simple verrou tout déglingué...
Une fois la porte déverrouillée, il me fait entrer puis il s'empare d'un petit carton avec écrit dessus << Don't disturb, please>> et l'accroche à la poignet de la porte, côté extérieur.
Et c'est à ce moment-là que je me rappelle pourquoi je suis ici, dans ce somptueux hôtel, la peur s'empare à nouveau de moi.
Je ne suis pas là pour m'amuser, mais pour faire mon sale boulot de pute.
Il s'approche de moi et me glisse à l'oreille :
" - Une coupe de champagne, ça te dit ? "
Je reste sans voix face à cette proposition, j'n'ai vraiment pas l'habitude de tomber sur ce genre de client et je fais "oui" de la tête.
Il se dirige alors vers un téléphone posé sur une petite table près du lit et compose un numéro.
" - Une bouteille d'un grand champagne et deux coupes pour la 1806, s'il vous plaît. "
Puis il raccroche. Il me sourit et me fais signe d'approcher.
" - Approches, viens t'assoir, j'vais pas te manger, enfin...pas tout de suite ."
Je ne réponds pas et me contente de m'assoir à l'autre bout du lit, le plus loin possible de lui.
" - Je te fais si peur que ça ? "
Il s'approche un peu plus de moi et plante ses yeux bleus dans mon regard perdu.
" - Je t'ai déjà dit que tu n'avais pas à avoir peur de moi. Je ne te ferais pas de mal, c'est promis . "
Mon coeur s'emballe, malgrès ses promesses et sa gentillesse, je ne peux m'empêcher d'avoir peur. Après tout c'est normal, je ne le connais pas et on peut s'attendre à tout avec un client, son comportement peut changer d'un moment à l'autre, c'est bien pour cela que je me méfie.
Je lis dans ses yeux la déception que je ne lui fais pas confiance.
Mais notre contact visuel est interrompu par quelqu'un qui toque à la porte.
Il se lève et lance :
" - Ah, voilà notre champagne ! "
En effet, il revient quelques secondes plus tard, un seau de champagne à la main, ainsi que deux coupes.
Il pose le tout sur la table basse, et remplit la première coupe qu'il me tend une fois pleine.
Je lui murmure un "merci", et une fois qu'il à son verre en main, il le porte à ses lèvres, je l'imite.
Le liquide glacé me coule dans la gorge et me provoque une petite brûlure agréable, j'avais oublié à quel point le champagne est délicieux.
" - C'est quoi ton nom ?
- Shana.
- Hum...Shana, c'est très joli. Moi c'est Steeve. "
Je ne lui répond pas et lui souris, gênée.
" - Tu n'es pas très bavarde, c'est peu commun chez une fille.
- J'ai pas l'habitude de parler avec mes clients, je répond honteusement.
- Et comment agissent tes clients habituellement ? demande t-il curieux, bien que connaissant ma réponse.
- Ils font ce qu'ils ont à faire, me payent et s'en vont.
- Alors ça te dérange que j'agisse tout autrement avec toi ce soir ? "
Je relève la tête et le fixe.
" - Non, je murmure.
- Bien, parce que ce n'est pas dans mes habitudes d'être violent avec les femmes. "
Il finit son verre et se lève, il s'empare d'une télécommande, appuie sur un bouton et la baie vitrée s'ouvre.
Il se glisse a l'extérieur de la chambre, s'appuie contre la rembarde du balcon et regarde au loin dans la nuit.
Il se tourne vers moi.
" - Viens, la vue est magnifique d'ici. "
Je me lève du lit et me dirige à pas lents vers le balcon, je me pose délicatement à ses côtés et je regarde le panorama qui s'offre à moi.
Steeve avait raison, c'est sublime. Digne des plus belles cartes postales.
Je porte une dernière fois la coupe de champagne à mes lèvres, que je sens déjà le liquide sucré me monter à la tête.
Je suis dans une situation bizzard : certes je suis là pour me faire baiser, mais j'me sens étonnement bien.
Steeve est beau et gentil, j'suis dans une suite royale et le champagne est exquis.
J'en oublierais presque que je suis malheureuse, que je suis une fille de la rue.
Lentement, je sens la main de Steeve se poser sur ma hanche et m'attirer contre lui.
Je me laisse faire.
Puis finalement, il passe derrière moi, et m'enlace de ses bras musclés pour poser ses mains sur mon ventre plat et sa tête sur mon épaule.
Ses mains sont froides, et ça me fait frissoner, il s'en rend compte et fait quelques petites frictions autour de mon nombril piercé.
On reste comme ça quelques minutes durant, à observer le paysage, d'un air rêveur.
On aurait presque cru voir un couple d'amoureux.
Mais la réalité est toute autre : c'est juste une prostituée dans une chambre d'un client richissime.
D'ailleur une question me brûle les lèvres :
" - Dis Steeve, t'es qui pour te permettre de payer une chambre dans cet hôtel ? T'es un grand avocat ? Ou encore un chirurgien réputé ? "
Je l'entend rire doucement, et il m'embrasse tendrement dans le cou avant de répondre :
" - Non, je suis ni avocat ni chirurgien, désolé de te décevoir bébé. Mon père est le propriétaire de cet hôtel.
- Oh, alors tu es Steeve Tipton !?
- Oui c'est exact. Ca te pose un problème ?
- Non, aucun.
- Bien, tant mieux alors." Me chuchote t-il avant de re-déposer ses lèvres dans mon cou.
Il dépose quelques baisers volages sur ma petite parcelle de peau, puis il y fait courir sa langue pour finalement se détâcher de moi.
" - Viens, rentrons à l'intérieur, je ne voudrais pas que tu attrapes froid. "
Une fois à l'intérieur, il se dirige vers un canapé en cuir marron et s'y installe confortablement.
Puis il allume la télévision, un gand écran plasma avec home cinéma, et zappe sur la chaîne musicale.
" - Installes-toi là, et prends tes aises, fais comme chez toi. Moi j'vais me doucher, à moins que tu ne veuilles venir avec moi !? "
Je lui fais timidement "non" de la tête et il sourit.
" - C'est bien ce que je pensais. Ne t'inquiètes pas je te gardes de l'eau chaude."
Et sur ce, il tourne les talons et s'enfonce dans la salle de bain. J'entend déjà l'eau de la douche couler.
Oui une bonne douche chaude, j'en rêve.
Chez moi je n'ai ni eau chaude ni électricité alors un peu de confort ne me fera pas de mal pour une fois.
J'attend patiemment, assise sur le sofa de la chambre, tout en regardant des clips musicaux.
Mais la fatigue a raison de moi, et je sens mes lourdes paupières se fermer toutes seules petit à petit.
C'est une douce main sur ma joue qui me réveille.
" - Alors la Belle-au-bois-dormant, on s'est assoupie ?! dit Steeve en riant doucement.
- Oui, désolée, je réponds confuse.
- Non, t'excuses pas c'est rien, je comprends très bien. Vas prendre ta douche, ça te fera du bien.
- Merci. "
Je me lève et vais dans la salle de bain, mais je suis prise de panique lorsque Steeve y entre à son tour. Mais je constate rapidement que mon inquiétude n'a pas lieu d'être car il me tend gentillement deux serviettes de bain, un gant de toilette propre et qu'il ressort aussitôt.
Je pénètre dans la douche et allume le robinet d'eau chaude à fond. L'eau me brûle la peau, mais ça me fait du bien, beaucoup de bien.
Très vite, de la vapeur emplit toute la pièce, on se croirait dans un sauna.
Mais je suis bien, détendue, calme.
Ca faisait longtemps...
Une fois entièrement propre, je coupe l'eau et sort de la douche. Je m'entortille dans l'une des moelleuses serviettes blanches et sèche mes longs cheveux ondulés avec l'autre.
Steeve avait encore une fois raison, cette douche m'a fait le plus grand bien, je me sens revitalisée.
Je démêle doucement mes cheveux humides et sors de la salle de bain seulement vêtue de la petite serviette nouée autour de ma poitrine.
Steeve me regarde surpris, alors je lui explique :
" - Je ne voulais pas remettre mes vêtements sales alors que j'étais propre.
- Attends, je vais te prêter une de mes chemises, enfin si tu es d'accord !? "
J'aquiesce d'un signe de tête et le suis jusqu'à son dressing. Il y a là-dedans un nombre incalculable de vêtements. Il tire une chemise blanche de sur son ceintre et me la tend en souriant.
" - Je pense que ça te seras un peu grand mais c'est tout ce que j'ai à te proposer.
- Merci ça ira parfaitement. " je lui dit timidement en m'emparant de la chemise.
" - Tu peux te changer ici, je ne regarderai pas, promis. "
Toujours ce sourire...il est si franc, si naturel et spontané que j'ai envi d'y croire.
Je le vois se retourner, et fixer l'écran de télévision. Je quitte alors la serviette de bain et enfile à la hâte la chemise de Steeve. Elle m'arrive un peu au-dessus des genoux. Bien sûr j'ai gardé mon souvêtement en-dessous.
Une fois "habillée" je vais me poser dans le canapé, à côté de Steeve, attendant ses directions.
Mais il fixe obstinément l'écran et ne me portes pas la moindre attention. Je décide alors d'entreprendre une approche.
Je me colle à lui et écarte délicatement son bras, pour me lover contre son torse et je commence timidement à lui mordiller le lobe de l'oreille.
Mais il me repousse doucement.
" - Oh là, pas si vite. T'es si pressée de partir ? T'es pas bien avec moi ?
- Si, pardon, j'pensais que tu voulais que je prennes des initiatives, désolée...", dis-je en baissant les yeux.
Il prend mon menton entre son index et son pouce et relève mon visage jusqu'à ce que nos yeux se rencontrent.
" - Tu voulais me faire plaisir ?
- Oui ", soufflais-je.
Steeve parraît heureux de ma réponse, il me fait un sourire éblouissant et rapproche tout doucement nos deux visages.
A quelques millimètres de ma bouche, il me souffle :
" - Je peux t'embrasser ? "
Je hoche lentement la tête pour lui signifier mon accord, et il pose délicatement ses lèvres sur les miennes. Il se contente de les effleurer seulement. C'est une douce caresse. Puis il se recule, gardant nos visages tout proche, et me questionne :
" - Ca t'as plu ? "
Je ne peux m'empêcher de rougir, c'est la première fois qu'un client se soucis de mon plaisir. Je lui murmure alors un "oui" franc.
" - Je peux en avoir plus maintenant ? Tu me fais assez confiance ? "
Je ne réponds pas et me lève, lui prenant la main et le conduisant à ma suite jusqu'au lit.
Ce n'est pas que j'ai envie de cette relation sexuelle, mais plus vite ce sera commencé, plus vite ce sera fini.
Je m'allonge donc, docilement sur le dos, et attire Steeve contre moi. Il se place à califourchon sur moi, s'appuyant sur ses genoux pour ne pas poser tout son poids sur mon bassin. Il écarte mes cheveux et commence à m'embrasser dans le cou, il alterne ( NdA : Merci Juliiiiiiiiie <3 ) entre tendre baiser et petit coup de langue. Ses mains se baladent d'abord dans mes cheveux, puis descendent le long de mon corps fin et viennent se loger sur mes hanches qu'il caresse avec des gestes irréguliers.
J'enfonce le plus possible ma tête dans l'oreiller pour dégager un maximum de peau que Steeve se fait un plaisir de dévorer et je glisse mes mains sur sa nuque le rapprochant un peu plus de moi et l'invitant à intensifier ses baisers.
Il continu son jeu de langue pendant que ses mains remontent lentement sous ma chemise, me procurant quelques frissons. Il cesse sa douce torture et me regarde dans les yeux me demandant indirectement l'autorisation de me déshabiller. Je la lui donne en l'embrassant furtivement sur les lèvres. De ses mains habiles, il déboutonne un à un les boutons de ma chemise, dans une lenteur extrême. Une fois cette tâche achevée, il la laisse tomber sur le côté du lit.
Il se redresse légèrement pour m'observer. Je me sens rougir, mais pour me mettre en confiance, il me caresse la joue et me dit :
" - N'aie pas honte, tu es parfaite. "
Tout en disant ces mots, il retrace les courbes de ma poitrine du bout des doigts, partant de ma mâchoire jusqu'à mon nombril. Il refait ce même chemin mais avec sa langue cette fois-ci. Il s'attarde plus particuièrement sur mon nombril. Il s'amuse à passer sa langue sur la boule métalique de mon piercing, il joue avec. Cela me donne des frissons dans tous le corps. Je le laisse faire pendant de longues minutes, puis jugeant qu'il est tant que je prennes les choses en main, je le fais remonter jusqu'à mon visage et embrasse chaque parcelle de sa peau. Je pousse Steeve fermement en appuyant sur son torse pour qu'il se couche sur le matelas, et je me mets à mon tour, accroupie sur lui. Et je m'attaque directement à suçoter la peau de son cou, tout en passant mes mains sous son tee-shirt pour lui prodiguer mille et une caresse sur son torse imberbe. Cela semble lui plaire vu que je l'entend gémir faiblement. Je fais glisser mes mains le long de son buste pour remonter son tee-shirt, puis je le lui enlève totalement. Je fais maintenant glisser ma langue contre cette peau hâlée et retrace le contour de ses têtons durcis par le plaisir. Je descends jusqu'à la boucle de sa ceinture et la défais lentement. Une fois fait, je la fais coulisser à travers les passants de son jean et la laisse glisser à terre, près de ma chemise. Je m'attaque ensuite à la fermeture éclair de son pantalon, et jugeant que Steeve n'est pas assez excité, je la descends (la fermeture éclair ^^ ) avec les dents. Cela semble tout de suite faire son effet puisque je peux maintenant apercevoir une bosse se former au niveau de son entre-jambe. Je ne peux m'empêcher d'être satisfaite, la réaction que je créer chez les hommes est toujours la même. Je passe timidement mes doigts sur sa fierté, à travers le tissu de son boxer. A ce contact, celle-ci se dresse encore plus et Steeve retient un gémissement. Je lui écarte légèrement les jambes et me place entre celles-ci, m'allongeant de tout mon long sur lui, collant ma poitrine à son torse. Je vais à l'encontre de sa bouche, et une fois celle-ci trouvée je fais une douce pression forçant un peu le barrage de ses lèvres avec ma langue, accès qu'il ne me reffuse en aucun cas, et maintenant nos deux langues se cognent et s'entre-choquent à l'intérieur de nos bouches à un rythme effréné. Je sens les mains de Steeve monter et descendre fièvreusement le long de mon corps, pressant parfois mes hanches. Je glisse mes mains habilement sous l'élastique de son sous-vêtement, mais il me stoppe, attrapant ma main.
" - Non...Laisses-moi faire. " Me chuchote t-il avant de me retourner et de s'allonger à nouveau sur moi.
Et à partir de ce moment-là tout s'enchaîne à une allure folle. C'est à peine si je sens les mains fermes de Steeve se glisser sous mon seul sous-vêtement et me le retirer en un rien de temps. Je me retrouve nue et me sens d'un coup tout à fait vulnérable. Mais Steeve ne semble pas y porter la moindre attention car il enlève à son tour son boxer, me dévoilant sa nudité. Il continue de m'embrasser et il tend la main en direction de la table de nuit, il ouvre un des tiroirs et en sort une petite pochette plastifiée. A l'entente du foissement de cette matière, ma gorge se noue. Il sent mon appréhension car il me souffle entre deux baisers:
" - Ne t'inquiètes pas, j'vais y aller doucement. Détends-toi. "
Puis il se redresse, déchire l'emballage du préservatif et le place sur sa verge érigée. Il se rallonge sur moi et écarte gentillement mes jambes.
" - Tu es prêtes ? "
Je ferme les yeux puis hoche la tête, et je le sens entrer en moi tout doucement, très doucement. Une fois arrivé au fond, il vient déposer un baiser sur mon front et amorce le chemin inverse. Il entame maintenant de très lents vas et viens et soupire bruyamment, au fil de ses allées et venues en moi.
Puis au bout de quelques minutes, une fois qu'il est assuré que je me suis habituée à sa présence en moi, il accèlère ses mouvements, m'arrachant une plainte.
Mais il n'y fait pas attention, et il continue encore et toujours à s'enfoncer en moi à une allure folle.
Ma tête me tourne, et je perds totalement pieds, je ne l'entends même pas gémir et hurler mon nom.
J'attend juste avec impatience le moment où il va jouir et enfin me laisser tranquille. Et ce moment ne tarde, effectivement, pas à arriver puisqu'il se cambre et crie plus fort que toutes les autres fois. Puis il se retire lentement, m'embrassant sur le coin des lèvres. Il se relève du lit et se dirige vers la salle de bain, il n'en sort que quelques minutes plus tard. Il s'assoit sur le bord du lit où je suis toujours allongée, mais j'ai pris soin de ré-enfiler la chemise qu'il m'avait prêté.
Il me regarde en souriant puis caresse ma joue du revers de sa main.
" - Tu as eu mal ? " demande t-il inquiet.
Je fais non de la tête et son sourire s'élargit encore plus suite à ma réponse.
" - Bien, je suis content alors. Pour moi c'était génial en tous cas. Merci. "
Je ne sais pas quoi répondre, on ne me dit jamais ou alors que très rarement merci.
" - C'est mon boulot. " dis-je d'un ton morne.
Alors que j'allais me relever, il me retient par le bras.
" - Ne pars pas, s'il te plaît. Restes encore un peu. S'il te plaît..."
Il me supplie presque.
" - Je ne peux pas, il faut que je rentre.
- Non, restes. Je te donnerai ton argent, même de l'argent pour trois clients s'il le faut, mais je veux que tu restes. "
Son ton est tellement suppliant...et puis s'il me donne mon argent, enfin de comptes ça n'a pas réel importance pour moi.
Mais je suis étonnée qu'il veuille déjà remettre ça maintenant.
" - D'accord. "
Et je commence déjà à déboutonner ma chemise. Mais il m'arrête.
" - Qu'est-ce que tu fais ? me dit-il en souriant.
- Et bien je...enfin tu...tu veux recommencer, non ?
- Shana...non. Plus de sexe, plus maintenant. Tout ce que je veux c'est être avec toi. "
J'avoue que sa réponse me laisse perplexe, mais tant mieux, j'vais quand même pas me plaindre de pas me faire baiser.
Puis il s'allonge à mes côté, il a revêtu un boxer propre, et il a écarté ses bras pour que je vienne m'y blottir.
Ca me gêne mais je réponds à sa demande et je me colle contre son torse chaud, après tout "Le client est roi".
Il me caresse tendrement le bras et il me murmure tout bas un "bonne nuit" auquel je réponds.
Il ne tarde pas à s'endormir, et bercée par sa respiration régulière je m'endors à mon tour, enlacé dans les bras de cet homme.