°°° Prologue °°°

°°° Prologue °°°
Paris...
C'est beau Paris, surtout la nuit, avec toutes ces lumières, la Tour Eiffel, les bateaux mouches, les allées illuminées...
Paris, ça fait rêver plus d'un couple d'amoureux.
Tous les étrangers parlent de Paris avec des étoiles dans les yeux.
Paris, la capitale de la mode.
Paris et les stars.
Paris, Paris, Paris...
Oui, Paris c'est ça, mais les gens ne savent pas ce qu'il se passe dans les bas quartiers de cette si merveilleuse ville.
Personne ne sait, ou alors personne ne veut voir que dans Paris règne la misère.
Qu'il y a des gens malheureux, seuls, et qui font tout leur possible pour survivre.
C'est le cas de cette jeune fille...Shana.
Elle est orpheline et se débrouille seule depuis la disparition de sa famille.
Et c'est pour cela, que ce soir, alors que ce qu'on pourrait appelé des gens "normaux" dînent dans de somptueux restaurants ou sont chez eux, à manger un repas en famille; elle, elle est là, seule au fond de cette ruelle sinueuse, à se faire violer par un homme dont elle ignore tout, mais peu importe, du moment que cet homme lui donne son argent une fois qu'il aura fini.
Alors elle se laisse faire, elle pousse parfois un petit cris, pas de plaisir, non, mais de douleur, douleur physique mais surtout morale.
Voilà où elle en est, à tout juste dix-sept ans, orpheline, vivant dans un immeuble délabré, elle est obligée de se prostituer pour gagner de l'argent, pour survivre.
C'est la seule solution si elle ne veut pas être placée en foyer, alors elle se débrouille comme elle le peut.
L'homme se cambre une dernière fois et jouit en elle, il se retire et se rhabille rapidement, avant de donner quelques billets à la jeune fille.

- Bon boulot, comme d'habitude. On se revoit la semaine prochaine ma belle !?

Il l'embrasse sauvagement et s'en va, la laissant là, seule et meurtris.
Elle a mal, très mal, mais elle ne pleure pas, elle se l'interdit, elle a déjà beaucoup trop pleurer, et ces hommes ne méritent pas ses larmes.
Alors elle ravale toute sa peine et sa colère, rajuste ses courts vêtements, et sors de la ruelle sombre, à l'affût d'un nouveau client.

[ ... ]

Cela fait deux heures qu'elle marche sur ce trottoir, rasant les murs de peur de se faire trop remarquer, toujours aucun client et elle tremble de froid.
Elle est seulement vêtue d'un mini-short en jean déchiré à quelques endroits et d'un débardeur noir.
Ses longues et fines jambes sont recouvertes d'un collant en résille et elle porte à ses pieds une vieille paire de converses noire.
Elle est maquillée de façon provocante, son "métier" l'oblige : ses yeux sont cernés de noir et ses lèvres sont recouvertes d'un rouge vif.
Ses longs cheveux bruns retombent en cascade sur ses épaules.
C'est une jeune fille sexy, elle a tout ce qu'il faut là où il faut, et grâce à ses "atouts" elle attire de nombreux clients.
Les hommes aiment se tapper des filles jeunes, ça les excitent et ils n'ont aucun scrupule à coucher avec une mineure.
Shana, elle, ça la dégoûte, mais tant qu'elle rapporte de l'argent...c'est tout ce qui compte.
Il est maintenant 1 heure du matin, et toujours aucun client à l'horizon.
La jolie brune commence à désespérer et pour patienter elle sort une cigarette du fond de sa poche et commence à tirer quelques bouffées de ce poison.
Elle s'adosse contre le mur, attendant patiemment qu'un homme passe par là, elle est confiante, il y en aura bien un.
En effet, au bout de quelques instant, elle aperçoit un homme d'une vingtaine d'années traverser la rue et se diriger vers elle.

* Que le jeu commence *



_________________________



Voilà le prologue.
Dites-moi ce que vous en pensez ^^


Bisous <3

Marine

# Posté le dimanche 15 juillet 2007 11:43

Modifié le mercredi 09 janvier 2008 09:04

°°° Chapitre 1 °°°

°°° Chapitre 1 °°°


L'homme arrive enfin à ma hauteur. Il me détaille de ses yeux clairs de la tête aux pieds puis, satisfait de la 'marchandise' il me sourit.

" - Viens avec moi, mon hôtel n'est pas loin."

Ce n'est pas dans mes habitudes d'aller chez les clients, je reste méfiante, et c'est pour cela que je lui réponds :

" - Je préfère qu'on fasse ça ici. "

Il soupire et me regarde dans les yeux en souriant.

" - Ce sera beaucoup plus agréable, pour toi comme pour moi, de faire "ça" comme tu dis, dans une chambre d'hôtel. "

Je réfléchis quelques instants. Ai-je vraiment le choix après tout ? Si je reffuse il s'en ira sûrement et j'aurai perdu mon client.
Alors que j'allais ouvrir la bouche pour lui répondre, il me devance :

" - N'aie pas peur, je ne te veux pas de mal. Je veux juste prendre du bon temps avec toi. "

Je le regarde droit dans les yeux comme pour le sonder. Il semble honnête et c'est pour cela que j'attrape la main qu'il me tend.
Il me sourit une dernière fois avant de se retourner et de me conduire à travers plusieurs rues.
On marche en silence, toujours ma main dans la sienne, mais le trajet fût de courte durée puisqu'il s'arrête soudainement.
Je regarde la grande bâtisse devant laquelle on s'est arrêté.
<< Tipton Palace >>
Wouah, cet hôtel est l'un des plus chic de Paris.
Mes yeux se baladent, émerveillés, sur toute la surface du bâtiment.
L'homme s'en rend comptes puisqu'il me sert doucement la main et me dit :

" - Plutôt chouette, hein ?! "

Je me contente de lui souffler un petit "oui" tellement je suis médusée.
On gravit les quelques marches nous séparant de l'entrée, il salue le portier et nous entrons.
Mon regard se pose partout, je ne sais même pas où donner de la tête, tout n'est que richesse et beauté ici.
Je ne suis pas habituée à autant de luxe.
Ma béatitude fait rire mon client, puis il nous dirige vers l'un des ascensseurs.
Il consent à lâcher ma main pour appuyer sur le bouton de son étage, les portes se ferment et il s'appuie nonchalament contre l'une des quatres paroies.
Toujours aucun mot n'est échangé, toujours ce silence.
Il est vite rompu par le "ding" qui avertit les gens qu'ils sont arrivés à destination.
Il attrape ma main, nous fait sortir de l'appareil et nous longeons le couloir.
Arrivé à mi-chemin de celui-ci il s'arrête, et se poste devant la porte numéro <<1806>>.
Il sort une carte magnétique de sa poche et la glisse dans l'appareil pour que celle-ci s'ouvre.
Et dire que chez moi, je n'ai qu'un simple verrou tout déglingué...
Une fois la porte déverrouillée, il me fait entrer puis il s'empare d'un petit carton avec écrit dessus << Don't disturb, please>> et l'accroche à la poignet de la porte, côté extérieur.
Et c'est à ce moment-là que je me rappelle pourquoi je suis ici, dans ce somptueux hôtel, la peur s'empare à nouveau de moi.
Je ne suis pas là pour m'amuser, mais pour faire mon sale boulot de pute.
Il s'approche de moi et me glisse à l'oreille :

" - Une coupe de champagne, ça te dit ? "

Je reste sans voix face à cette proposition, j'n'ai vraiment pas l'habitude de tomber sur ce genre de client et je fais "oui" de la tête.
Il se dirige alors vers un téléphone posé sur une petite table près du lit et compose un numéro.

" - Une bouteille d'un grand champagne et deux coupes pour la 1806, s'il vous plaît. "

Puis il raccroche. Il me sourit et me fais signe d'approcher.

" - Approches, viens t'assoir, j'vais pas te manger, enfin...pas tout de suite ."

Je ne réponds pas et me contente de m'assoir à l'autre bout du lit, le plus loin possible de lui.

" - Je te fais si peur que ça ? "

Il s'approche un peu plus de moi et plante ses yeux bleus dans mon regard perdu.

" - Je t'ai déjà dit que tu n'avais pas à avoir peur de moi. Je ne te ferais pas de mal, c'est promis . "

Mon coeur s'emballe, malgrès ses promesses et sa gentillesse, je ne peux m'empêcher d'avoir peur. Après tout c'est normal, je ne le connais pas et on peut s'attendre à tout avec un client, son comportement peut changer d'un moment à l'autre, c'est bien pour cela que je me méfie.
Je lis dans ses yeux la déception que je ne lui fais pas confiance.
Mais notre contact visuel est interrompu par quelqu'un qui toque à la porte.
Il se lève et lance :

" - Ah, voilà notre champagne ! "

En effet, il revient quelques secondes plus tard, un seau de champagne à la main, ainsi que deux coupes.
Il pose le tout sur la table basse, et remplit la première coupe qu'il me tend une fois pleine.
Je lui murmure un "merci", et une fois qu'il à son verre en main, il le porte à ses lèvres, je l'imite.
Le liquide glacé me coule dans la gorge et me provoque une petite brûlure agréable, j'avais oublié à quel point le champagne est délicieux.

" - C'est quoi ton nom ?

- Shana.

- Hum...Shana, c'est très joli. Moi c'est Steeve. "

Je ne lui répond pas et lui souris, gênée.

" - Tu n'es pas très bavarde, c'est peu commun chez une fille.

- J'ai pas l'habitude de parler avec mes clients, je répond honteusement.

- Et comment agissent tes clients habituellement ? demande t-il curieux, bien que connaissant ma réponse.

- Ils font ce qu'ils ont à faire, me payent et s'en vont.

- Alors ça te dérange que j'agisse tout autrement avec toi ce soir ? "

Je relève la tête et le fixe.

" - Non, je murmure.

- Bien, parce que ce n'est pas dans mes habitudes d'être violent avec les femmes. "

Il finit son verre et se lève, il s'empare d'une télécommande, appuie sur un bouton et la baie vitrée s'ouvre.
Il se glisse a l'extérieur de la chambre, s'appuie contre la rembarde du balcon et regarde au loin dans la nuit.
Il se tourne vers moi.

" - Viens, la vue est magnifique d'ici. "

Je me lève du lit et me dirige à pas lents vers le balcon, je me pose délicatement à ses côtés et je regarde le panorama qui s'offre à moi.
Steeve avait raison, c'est sublime. Digne des plus belles cartes postales.
Je porte une dernière fois la coupe de champagne à mes lèvres, que je sens déjà le liquide sucré me monter à la tête.
Je suis dans une situation bizzard : certes je suis là pour me faire baiser, mais j'me sens étonnement bien.
Steeve est beau et gentil, j'suis dans une suite royale et le champagne est exquis.
J'en oublierais presque que je suis malheureuse, que je suis une fille de la rue.
Lentement, je sens la main de Steeve se poser sur ma hanche et m'attirer contre lui.
Je me laisse faire.
Puis finalement, il passe derrière moi, et m'enlace de ses bras musclés pour poser ses mains sur mon ventre plat et sa tête sur mon épaule.
Ses mains sont froides, et ça me fait frissoner, il s'en rend compte et fait quelques petites frictions autour de mon nombril piercé.
On reste comme ça quelques minutes durant, à observer le paysage, d'un air rêveur.
On aurait presque cru voir un couple d'amoureux.
Mais la réalité est toute autre : c'est juste une prostituée dans une chambre d'un client richissime.
D'ailleur une question me brûle les lèvres :

" - Dis Steeve, t'es qui pour te permettre de payer une chambre dans cet hôtel ? T'es un grand avocat ? Ou encore un chirurgien réputé ? "

Je l'entend rire doucement, et il m'embrasse tendrement dans le cou avant de répondre :

" - Non, je suis ni avocat ni chirurgien, désolé de te décevoir bébé. Mon père est le propriétaire de cet hôtel.

- Oh, alors tu es Steeve Tipton !?

- Oui c'est exact. Ca te pose un problème ?

- Non, aucun.

- Bien, tant mieux alors." Me chuchote t-il avant de re-déposer ses lèvres dans mon cou.

Il dépose quelques baisers volages sur ma petite parcelle de peau, puis il y fait courir sa langue pour finalement se détâcher de moi.

" - Viens, rentrons à l'intérieur, je ne voudrais pas que tu attrapes froid. "

Une fois à l'intérieur, il se dirige vers un canapé en cuir marron et s'y installe confortablement.
Puis il allume la télévision, un gand écran plasma avec home cinéma, et zappe sur la chaîne musicale.

" - Installes-toi là, et prends tes aises, fais comme chez toi. Moi j'vais me doucher, à moins que tu ne veuilles venir avec moi !? "

Je lui fais timidement "non" de la tête et il sourit.

" - C'est bien ce que je pensais. Ne t'inquiètes pas je te gardes de l'eau chaude."

Et sur ce, il tourne les talons et s'enfonce dans la salle de bain. J'entend déjà l'eau de la douche couler.
Oui une bonne douche chaude, j'en rêve.
Chez moi je n'ai ni eau chaude ni électricité alors un peu de confort ne me fera pas de mal pour une fois.
J'attend patiemment, assise sur le sofa de la chambre, tout en regardant des clips musicaux.
Mais la fatigue a raison de moi, et je sens mes lourdes paupières se fermer toutes seules petit à petit.
C'est une douce main sur ma joue qui me réveille.

" - Alors la Belle-au-bois-dormant, on s'est assoupie ?! dit Steeve en riant doucement.

- Oui, désolée, je réponds confuse.

- Non, t'excuses pas c'est rien, je comprends très bien. Vas prendre ta douche, ça te fera du bien.

- Merci. "

Je me lève et vais dans la salle de bain, mais je suis prise de panique lorsque Steeve y entre à son tour. Mais je constate rapidement que mon inquiétude n'a pas lieu d'être car il me tend gentillement deux serviettes de bain, un gant de toilette propre et qu'il ressort aussitôt.
Je pénètre dans la douche et allume le robinet d'eau chaude à fond. L'eau me brûle la peau, mais ça me fait du bien, beaucoup de bien.
Très vite, de la vapeur emplit toute la pièce, on se croirait dans un sauna.
Mais je suis bien, détendue, calme.
Ca faisait longtemps...
Une fois entièrement propre, je coupe l'eau et sort de la douche. Je m'entortille dans l'une des moelleuses serviettes blanches et sèche mes longs cheveux ondulés avec l'autre.
Steeve avait encore une fois raison, cette douche m'a fait le plus grand bien, je me sens revitalisée.
Je démêle doucement mes cheveux humides et sors de la salle de bain seulement vêtue de la petite serviette nouée autour de ma poitrine.
Steeve me regarde surpris, alors je lui explique :

" - Je ne voulais pas remettre mes vêtements sales alors que j'étais propre.

- Attends, je vais te prêter une de mes chemises, enfin si tu es d'accord !? "

J'aquiesce d'un signe de tête et le suis jusqu'à son dressing. Il y a là-dedans un nombre incalculable de vêtements. Il tire une chemise blanche de sur son ceintre et me la tend en souriant.

" - Je pense que ça te seras un peu grand mais c'est tout ce que j'ai à te proposer.

- Merci ça ira parfaitement. " je lui dit timidement en m'emparant de la chemise.

" - Tu peux te changer ici, je ne regarderai pas, promis. "

Toujours ce sourire...il est si franc, si naturel et spontané que j'ai envi d'y croire.
Je le vois se retourner, et fixer l'écran de télévision. Je quitte alors la serviette de bain et enfile à la hâte la chemise de Steeve. Elle m'arrive un peu au-dessus des genoux. Bien sûr j'ai gardé mon souvêtement en-dessous.
Une fois "habillée" je vais me poser dans le canapé, à côté de Steeve, attendant ses directions.
Mais il fixe obstinément l'écran et ne me portes pas la moindre attention. Je décide alors d'entreprendre une approche.
Je me colle à lui et écarte délicatement son bras, pour me lover contre son torse et je commence timidement à lui mordiller le lobe de l'oreille.
Mais il me repousse doucement.

" - Oh là, pas si vite. T'es si pressée de partir ? T'es pas bien avec moi ?

- Si, pardon, j'pensais que tu voulais que je prennes des initiatives, désolée...", dis-je en baissant les yeux.

Il prend mon menton entre son index et son pouce et relève mon visage jusqu'à ce que nos yeux se rencontrent.

" - Tu voulais me faire plaisir ?

- Oui ", soufflais-je.

Steeve parraît heureux de ma réponse, il me fait un sourire éblouissant et rapproche tout doucement nos deux visages.
A quelques millimètres de ma bouche, il me souffle :

" - Je peux t'embrasser ? "

Je hoche lentement la tête pour lui signifier mon accord, et il pose délicatement ses lèvres sur les miennes. Il se contente de les effleurer seulement. C'est une douce caresse. Puis il se recule, gardant nos visages tout proche, et me questionne :

" - Ca t'as plu ? "

Je ne peux m'empêcher de rougir, c'est la première fois qu'un client se soucis de mon plaisir. Je lui murmure alors un "oui" franc.

" - Je peux en avoir plus maintenant ? Tu me fais assez confiance ? "

Je ne réponds pas et me lève, lui prenant la main et le conduisant à ma suite jusqu'au lit.
Ce n'est pas que j'ai envie de cette relation sexuelle, mais plus vite ce sera commencé, plus vite ce sera fini.
Je m'allonge donc, docilement sur le dos, et attire Steeve contre moi. Il se place à califourchon sur moi, s'appuyant sur ses genoux pour ne pas poser tout son poids sur mon bassin. Il écarte mes cheveux et commence à m'embrasser dans le cou, il alterne ( NdA : Merci Juliiiiiiiiie <3 ) entre tendre baiser et petit coup de langue. Ses mains se baladent d'abord dans mes cheveux, puis descendent le long de mon corps fin et viennent se loger sur mes hanches qu'il caresse avec des gestes irréguliers.
J'enfonce le plus possible ma tête dans l'oreiller pour dégager un maximum de peau que Steeve se fait un plaisir de dévorer et je glisse mes mains sur sa nuque le rapprochant un peu plus de moi et l'invitant à intensifier ses baisers.
Il continu son jeu de langue pendant que ses mains remontent lentement sous ma chemise, me procurant quelques frissons. Il cesse sa douce torture et me regarde dans les yeux me demandant indirectement l'autorisation de me déshabiller. Je la lui donne en l'embrassant furtivement sur les lèvres. De ses mains habiles, il déboutonne un à un les boutons de ma chemise, dans une lenteur extrême. Une fois cette tâche achevée, il la laisse tomber sur le côté du lit.
Il se redresse légèrement pour m'observer. Je me sens rougir, mais pour me mettre en confiance, il me caresse la joue et me dit :

" - N'aie pas honte, tu es parfaite. "

Tout en disant ces mots, il retrace les courbes de ma poitrine du bout des doigts, partant de ma mâchoire jusqu'à mon nombril. Il refait ce même chemin mais avec sa langue cette fois-ci. Il s'attarde plus particuièrement sur mon nombril. Il s'amuse à passer sa langue sur la boule métalique de mon piercing, il joue avec. Cela me donne des frissons dans tous le corps. Je le laisse faire pendant de longues minutes, puis jugeant qu'il est tant que je prennes les choses en main, je le fais remonter jusqu'à mon visage et embrasse chaque parcelle de sa peau. Je pousse Steeve fermement en appuyant sur son torse pour qu'il se couche sur le matelas, et je me mets à mon tour, accroupie sur lui. Et je m'attaque directement à suçoter la peau de son cou, tout en passant mes mains sous son tee-shirt pour lui prodiguer mille et une caresse sur son torse imberbe. Cela semble lui plaire vu que je l'entend gémir faiblement. Je fais glisser mes mains le long de son buste pour remonter son tee-shirt, puis je le lui enlève totalement. Je fais maintenant glisser ma langue contre cette peau hâlée et retrace le contour de ses têtons durcis par le plaisir. Je descends jusqu'à la boucle de sa ceinture et la défais lentement. Une fois fait, je la fais coulisser à travers les passants de son jean et la laisse glisser à terre, près de ma chemise. Je m'attaque ensuite à la fermeture éclair de son pantalon, et jugeant que Steeve n'est pas assez excité, je la descends (la fermeture éclair ^^ ) avec les dents. Cela semble tout de suite faire son effet puisque je peux maintenant apercevoir une bosse se former au niveau de son entre-jambe. Je ne peux m'empêcher d'être satisfaite, la réaction que je créer chez les hommes est toujours la même. Je passe timidement mes doigts sur sa fierté, à travers le tissu de son boxer. A ce contact, celle-ci se dresse encore plus et Steeve retient un gémissement. Je lui écarte légèrement les jambes et me place entre celles-ci, m'allongeant de tout mon long sur lui, collant ma poitrine à son torse. Je vais à l'encontre de sa bouche, et une fois celle-ci trouvée je fais une douce pression forçant un peu le barrage de ses lèvres avec ma langue, accès qu'il ne me reffuse en aucun cas, et maintenant nos deux langues se cognent et s'entre-choquent à l'intérieur de nos bouches à un rythme effréné. Je sens les mains de Steeve monter et descendre fièvreusement le long de mon corps, pressant parfois mes hanches. Je glisse mes mains habilement sous l'élastique de son sous-vêtement, mais il me stoppe, attrapant ma main.

" - Non...Laisses-moi faire. " Me chuchote t-il avant de me retourner et de s'allonger à nouveau sur moi.

Et à partir de ce moment-là tout s'enchaîne à une allure folle. C'est à peine si je sens les mains fermes de Steeve se glisser sous mon seul sous-vêtement et me le retirer en un rien de temps. Je me retrouve nue et me sens d'un coup tout à fait vulnérable. Mais Steeve ne semble pas y porter la moindre attention car il enlève à son tour son boxer, me dévoilant sa nudité. Il continue de m'embrasser et il tend la main en direction de la table de nuit, il ouvre un des tiroirs et en sort une petite pochette plastifiée. A l'entente du foissement de cette matière, ma gorge se noue. Il sent mon appréhension car il me souffle entre deux baisers:

" - Ne t'inquiètes pas, j'vais y aller doucement. Détends-toi. "

Puis il se redresse, déchire l'emballage du préservatif et le place sur sa verge érigée. Il se rallonge sur moi et écarte gentillement mes jambes.

" - Tu es prêtes ? "

Je ferme les yeux puis hoche la tête, et je le sens entrer en moi tout doucement, très doucement. Une fois arrivé au fond, il vient déposer un baiser sur mon front et amorce le chemin inverse. Il entame maintenant de très lents vas et viens et soupire bruyamment, au fil de ses allées et venues en moi.
Puis au bout de quelques minutes, une fois qu'il est assuré que je me suis habituée à sa présence en moi, il accèlère ses mouvements, m'arrachant une plainte.
Mais il n'y fait pas attention, et il continue encore et toujours à s'enfoncer en moi à une allure folle.
Ma tête me tourne, et je perds totalement pieds, je ne l'entends même pas gémir et hurler mon nom.
J'attend juste avec impatience le moment où il va jouir et enfin me laisser tranquille. Et ce moment ne tarde, effectivement, pas à arriver puisqu'il se cambre et crie plus fort que toutes les autres fois. Puis il se retire lentement, m'embrassant sur le coin des lèvres. Il se relève du lit et se dirige vers la salle de bain, il n'en sort que quelques minutes plus tard. Il s'assoit sur le bord du lit où je suis toujours allongée, mais j'ai pris soin de ré-enfiler la chemise qu'il m'avait prêté.
Il me regarde en souriant puis caresse ma joue du revers de sa main.

" - Tu as eu mal ? " demande t-il inquiet.

Je fais non de la tête et son sourire s'élargit encore plus suite à ma réponse.

" - Bien, je suis content alors. Pour moi c'était génial en tous cas. Merci. "

Je ne sais pas quoi répondre, on ne me dit jamais ou alors que très rarement merci.

" - C'est mon boulot. " dis-je d'un ton morne.

Alors que j'allais me relever, il me retient par le bras.

" - Ne pars pas, s'il te plaît. Restes encore un peu. S'il te plaît..."

Il me supplie presque.

" - Je ne peux pas, il faut que je rentre.

- Non, restes. Je te donnerai ton argent, même de l'argent pour trois clients s'il le faut, mais je veux que tu restes. "

Son ton est tellement suppliant...et puis s'il me donne mon argent, enfin de comptes ça n'a pas réel importance pour moi.
Mais je suis étonnée qu'il veuille déjà remettre ça maintenant.

" - D'accord. "

Et je commence déjà à déboutonner ma chemise. Mais il m'arrête.

" - Qu'est-ce que tu fais ? me dit-il en souriant.

- Et bien je...enfin tu...tu veux recommencer, non ?

- Shana...non. Plus de sexe, plus maintenant. Tout ce que je veux c'est être avec toi. "

J'avoue que sa réponse me laisse perplexe, mais tant mieux, j'vais quand même pas me plaindre de pas me faire baiser.
Puis il s'allonge à mes côté, il a revêtu un boxer propre, et il a écarté ses bras pour que je vienne m'y blottir.
Ca me gêne mais je réponds à sa demande et je me colle contre son torse chaud, après tout "Le client est roi".
Il me caresse tendrement le bras et il me murmure tout bas un "bonne nuit" auquel je réponds.
Il ne tarde pas à s'endormir, et bercée par sa respiration régulière je m'endors à mon tour, enlacé dans les bras de cet homme.


*** A suivre ***

# Posté le lundi 16 juillet 2007 12:12

°°° Chapitre 2 °°°

°°° Chapitre 2 °°°
Le lendemain matin, je suis réveillée par les quelques rayons de soleil qui filtrent à travers les rideaux opaques de la baie vitrée.
J'ouvre difficilement un oeil, puis l'autre. Je regarde autour de moi. Tout est paisible.
Je me dégage de l'étreinte de Steeve et lève les yeux pour le regarder.
Il est réveillé et me sourit tendrement.

" - Salut toi ! " Me dit-il en me reprenant dans ses bras et en m'embrassant doucement le front.

" - Bonjour.

- Tu as passée une bonne nuit ?

- Oui, merci. " Je m'étire longuement et regarde l'heure sur le réveil.

9h27

MERDE

Je me lève d'un bond, file dans la salle de bain me débarbouiller, enfile mon short et mon débardeur de la veille et retourne auprès de Steeve, qui me regarde incrédule.
Je lace mes converses à la hâte, fourre toutes mes affaires dans mon sac et me redresse pour faire face à Steeve.

" - Il faut que je parte maintenant. Euh...est-ce que...enfin...tu pourrais me donner mon argent...s'il te plaît ? " Je suis gênée.

Lui ne semble pas l'être, il se détourne et farfouille dans la poche de son pantalon que je lui ai retiré hier. Rien que d'y penser, je me met à rougir bêtement.
Il revient vers moi et me donne trois billets de 100 euros. Je le regarde, étonnée.

" - J'peux pas accepter, c'est beaucoup trop.

- Ca me fait plaisir, et tu le mérites amplement. J'ai passé une merveilleuse nuit avec toi.

- Je...non...

- Chuuut, prend et sauves-toi.

- Merci. "

Je met l'argent dans la poche arrière de mon short, attrape mon sac et me dirige vers la porte de la chambre. Steeve me retiens alors que j'allais passer celle-ci.

" - Est-ce que je pourrais te revoir ? "

Je hoche la tête affirmativement.

" - Je bosses tous les soirs.

- Ah... "

Il me regarde avec des yeux plein de pitié. Ca m'énerve, je n'aime pas que les gens s'appitoient sur mon sort. J'ai choisi cette vie, je l'assume.
Je quitte la chambre sans aucun autre mot, sans aucun autre regard pour Steeve.
Je sors de l'hôtel, les gens me regardent de travers, certains avec des mines dégoûtées.
Je comprends leur réticence, je ne suis pas une fille bien, je suis une fille de la rue, une fille malsaine.
Je soupire et me met à courir à travers les rues, bousculant parfois des piétons, je ne m'excuses même pas.
Je n'ai qu'une chose en tête: rentrer chez moi et retrouver mon fils.
Habituellement, je suis toujours là à son réveil. La nuit, il dort chez la voisine du dessous, mais celle-ci travaille comme caissière le jour et elle ne peut donc pas s'occuper de Théo. J'espère qu'il va bien et qu'il ne se fait pas de soucis.
J'entre dans la cité où je vis, je la traverse en courant plus vite. A chaque coin d'immeubles traînent des voyous, des dealeurs, des gamins. Je n'aime pas cette ambiance.
Pourtant j'y suis habituée, j'y vis depuis que je suis toute petite. Mais c'est différent lorsqu'on est seule et sans personne sur qui compter.
Je gravis les quatres étages de mon immeubles sans ascensseur et sors la clée de mon appartement. J'ouvre et pénètre à l'intérieur de celui-ci.
Je dépose mes affaires et cours vers la chambre de Théo. Il est là, assis par terre, à jouer avec ses petites voitures.
Lorsqu'il s'apperçoit de ma présence il se lève et se précipite dans mes bras.

" - Maman ! T'es enfin rentrer.

" - Oui je suis là mon bonhomme, désolée de t'avoir laissé si longtemps tout seul. " Lui dis-je en le serrant fort contre ma poitrine.

" - J'ai pas eu peur tu sais." Me dit-il, fier de lui.
" C'est encore un méchant monsieur qui voulait pas te laisser partir ? " Il me regarde avec ses petits yeux.

" - Oui en quelque sorte, chéri. "

Du haut de ses 5 ans, Théo est un petit garçon très intelligent. Il a très vite compri ce que je faisais la nuit pour gagner de l'argent.
Théo n'est pas véritablement mon fils, je l'ai trouvé, enfin c'est plutôt lui qui m'a trouvé, un soir dans la rue.

FLASHBACK

Il fait nuit, il fait froid, et je suis seule, si seule. Depuis que ma famille a été tué, je me prostitue pour survivre.
Mais ce soir, j'en peux plus. J'ai mal, je suis fatiguée, et j'en ai marre de me battre.
Mes larmes ravagent mon visage, mon maquillage coule, je dois être affreuse, mais je m'en fou.
Je ferme les yeux et approche le morceau de verre de mon poignet.
J'inspire profondément et m'apprête à appuyer lorsqu'une petite voix fluette retentit :

" - Non ne fais pas ça madame. "

J'ouvre les yeux et regarde dans tous les coins de la ruelle, mais je ne vois personne.
Je crois alors que je deviens folle, que j'entend des voix, j'approche une nouvelle fois l'arme de mon poignet tendu.
Mais au moment où j'allais inciser, une petite main froide se pose sur mon bras.
J'ouvre les yeux et regarde celui qui m'empêche de m'ôter la vie.
Un petit garçon se tient accroupi à côté de moi, il est tout barbouillé et ses jolis yeux sombres sont embués de larmes.

" - Me laisses pas tout seul madame. "

Pour ne pas l'appeurer, je repose le morceau de verre près de moi.

" - Retournes voir ta maman. "

Une larme s'échappe de ses yeux.

" - Ma maman, elle m'a abandonné. Elle est partie avec son nouvel amoureux, mais il voulait pas de moi. "

Ses pupilles me fixent, je suis troublée par ce qu'il vient de me dire. Comment une mère peut-elle faire ça à son enfant ?
Pourquoi la vie est-elle aussi injuste ? Il est si petit, si vulnérable, si innocent, si pure, et pourtant il est seul et aussi malheureux que moi.
Il s'assoit à côté de moi et pose sa tête contre mon épaule.

" - Toi aussi t'es triste ? " Me demande t-il d'une petite voix.

" - Oui.

- Pourquoi ? Ils sont où ton papa et ta maman ?

- Ils sont morts. "

Il me regarde, et d'autres larmes s'écoulent de ses yeux. Ca me fait mal de le voir pleurer.
Il repose sa tête et on reste comme ça, tous les deux, appuyés contre le mur froid de cette ruelle, pendant plusieurs heures, à ne rien dire.

" - Comment tu t'apelles ?

- Théo et toi ?

- Shana.

- Dis Shana, tu peux être ma nouvelle maman ? "

Que voulez-vous répondre à ça ? Qu'est-ce que j'aurai bien pu lui dire ? Non ? Je ne pouvais pas, je ne pouvais pas le laisser seul et repartir comme si de rien n'étais.
Et depuis maintenant 6 mois, je veille sur lui, je m'en occupe et je l'aime comme si c'était mon propre fils.

FIN FLASHBACK


Je l'embrasse et vais dans la salle de bain me laver. Lorsque j'en sors Théo est assit dans le couloir et il m'attend.

" - Maman, y'a plus de céréales et j'ai faim.

- Laisses-moi le temps de m'habiller et on va faire quelques courses trésor, okay ? "

Il sautille dans tous les sens, il est content. C'est pas souvent qu'on sort tous les deux, je suis jamais là et c'est assez risqué de s'afficher au grand jour.
Une fois prête, je prend un des billets de 100 euros que Steeve m'a donné, le glisse dans mon porte-monnaie et appelle Théo.

" - Théo tu viens ? On y va ! "

Il arrive en clopinant, son doudou à la main.

" - Monsieur Panpan peut venir lui aussi ? " Me dit-il en me montrant son lapin en peluche.

" - Bien sûr que Monsieur Panpan peut venir, il fait parti de la famille. "

[...]

Théo se dirige dans le rayon des jouets, pendant que je fais quelques courses. Je lui recommande de bien faire attention, et lui dit que j'en ai pour très peu de temps.
Une fois que j'ai acheté tout ce qu'il me fallait, je le rejoins dans le rayon des jouets. Il est assis par terre, et il regarde dans tout les sens avec de grands yeux émerveillés.
Je l'observe, attendrie.

" - Lequel tu veux ? "

Il se détourne et m'interroge du regard.

" - On a pas assez d'argent maman..."

Une lueur triste passe dans ses yeux. J'aimerai tellement qu'il soit heureux, qu'il soit comme tous les autres enfants.

" - T'inquiètes pas pour ça chéri, maman a gagner beaucoup d'argent cette nuit. "

Il se relève, attrape une boîte de lego et me la tend en souriant.

" - Je peux prendre ça ?

- Bien sûr ! "

Il m'embrasse fort et part en galopant vers les caisses, un grand sourire illuminant son visage.
Je paye, pour une fois, j'ai le compte, la caissière ma regarde, un sourire narquois au visage.
Nous sortons du magasin en chantant une chanson pour enfant que Théo adore, lorsqu'une poigne ferme me retient.

" - Salut Shana. T'oublies pas que tu me dois du pognon ma belle.

- Je sais", je grimace de douleur, la main de l'homme se referme de plus en plus sur mon bras.
" Lâches-moi, tu vas faire peur à mon fils.

- C'est un bien mignon p'tit garçon qu't'as là, c'est vrai. Ca serait dommage qu'à cause de sa maman j'sois obligé d'lui faire du mal. "

Il part dans un rire sadique. Je me dégage brutalement et le regarde dans les yeux.

" - Tu touches à un seul cheveux de mon fils Raoûl et je te... "

Je ne sais pas quoi dire, je sais très bien que face à ces hommes je ne peux rien faire, je ne fais pas le poids.

" - Et tu quoi Shana ? Tu me tues ? "

Il repart dans son rire, un rire à vous glacer le sang.
Je prend Théo par la main et continue mon chemin, j'entend sa voix au loin.

" - N'oublies pas mon blé Shana, sinon plus de cam, j'te retrouverais. "

Je marche plus vite, entraînant Théo à ma suite. Lorsque je suis sûr d'être à peu près en sécurité je ralentis le pas.

" - C'était qui maman ? Pourquoi il a crié ? Et c'est quoi de la cam ?

- C'est rien bonhomme, maman s'en occupe.

- C'est vrai qu'il va me faire du mal ? "

Je me stoppes, m'accroupie face à lui et prend ses mains dans les miennes.

" - Je te promet que non Théo, je le laisserai pas t'approcher. "

Il reprend sa route, pas très convaincu. Il a peur, je le sens, moi aussi j'ai peur. Peur pour moi, peur pour mon fils.
On continu de marcher en silence, jusqu'à ce que Théo me tire par la manche.

" - Regarde maman. "

Il pointe du doigt un groupe de trois hommes entrain de tabasser une autre personne, recroquevillée par terre, se tenant le ventre.
Je presse sa main et l'entraîne à l'écart. Mais il garde les yeux fixés sur cette scène horrible.

" - Il faut l'aider.

- On peut rien faire chéri, je suis désolée. " Je lui lance un sourire triste.

Théo lâche subitement ma main, traverse la rue en courant et regagne le trottoir inverse.

" - Théo, reviens, j't'en prie. "

Mais il ne m'écoute pas, je traverse à mon tour la rue. Je n'ai plus le choix, je ne peux pas le laisser là.

" - Restes là Théo et ne bouges surtout pas. " Je lui ordonne.

Je me dirige vers les trois hommes, d'un pas mal assuré, je ne sais pas dans quoi je m'embarque.

" - Hey, dégagez ! J'ai appelé la police, ils ne vont pas tarder à arriver. "

Les hommes se retournent et me toisent. J'ai peur.

" - Merde. T'es qui toi d'abord ? Conasse va ! Allez v'nez les gars on se tire. "

Ouf, ça a été plus facile que je l'imaginais. Théo se précipite sur moi, j'lui prend la main et avance vers la silhouette couchée sur le sol.
Je me penche vers elle, et la secoue légèrement.

" - Est-ce que ça va ? "

J'entend juste des sanglots et des gémissements de douleurs. Je prend le corps de la personne entre mes bras et la soulève pour l'appuyer contre le mur. J'écarte quelques mèches de ses cheveux et constate qu'elle est blessée à de nombreux endroits.
Merde, j'peux pas la laisser comme ça.

" - Ecoutez, j'habite pas loin. J'vais vous aider à marcher et j'vais vous soigner. "

Je soulève la personne et elle s'appuie sur moi. Elle n'est pas très lourde heureusement.
On arrive à l'appartement, Théo dépose les courses sur la table de la cuisine pendant que moi je dépose le corps de la jeune fille sur mon lit.
Elle est très jolie, elle a de longs cheveux noirs parsemés de mèches blanches, un visage fin au teint pâle et des traits délicats. Elle a un piercing à l'arcade et porte des vêtements près du corps ainsi que de nombreux bijoux. Ses yeux sont cerclés de noir et ses lèvres légèrement recouvertes d'un gloss translucide.
Je lui retire sa veste en cuir noir et ses chaussures.
Je vais dans la cuisine faire bouillir un peu d'eau et sors des linges propres ainsi que des produits anticeptiques.
Je retourne près de la jeune fille, suivie par Théo. Je m'agenouille d'un côté du lit et lui de l'autre.
Il me semble que la blessée a perdu connaissance. Je commence à lui nettoyer ses plaies au visage, son arcade saigne ainsi que sa lèvre.
Je m'applique, prenant soin de ne pas lui faire de mal.
Théo a attrapé sa main et la tient dans la sienne, comme pour lui dire qu'il est avec elle. Il est adorable et très courageux, je suis fière de lui.
Une fois son visage totalement soigné, je m'occupe de lui retirer son tee-shirt.
Bizzard, elle n'a pas beaucoup de poitrine, mais je ne m'en formalise pas.
Je passe de la crème pour les coups sur ses hématomes et bande quelques plaies peu profondes.
Je lui retire son pantalon, pour voir s'il y a d'éventuelles blessures.
Et à ma grande surprise, je me retrouve nez-à-nez avec un boxer d'homme.
Je relève la tête, Théo me regarde tout aussi étonné que moi.

" - Maman, c'est un monsieur ! "

Je suis destabilisée, mais je ne vais quand même pas le jeter dehors sous prétexte que c'est un homme et que la plupart des hommes me répugnent.
Je le recouvre de mes couvertures et fais signe à Théo de me suivre.
Nous nous dirgeons vers la cuisine, je range les courses, donne un bol de céréales à Théo et prépare du thé chaud pour l'inconnu, s'il se réveille.

[...]

Je suis dans la salle de bain entrain de laver du linge lorsque Théo m'appelle :

" Maman, le monsieur il bouge ! "

Je me précipite dans la chambre et m'assois sur le rebord de mon lit. Le jeune homme ouvre péniblement ses paupières, et lorsque son regard se pose sur moi, il ouvre grand ses yeux, horrifié.
Il tente de se relever mais ses blessures l'en empêche. Il gémit.

" - Ne bougez pas, vous allez vous faire mal.

- Où...où suis-je ? Qui êtes-vous ? "

Il a du mal à parler.

" - Chhuuut, restez calme. J'vais vous chercher une tasse de thé.
Restes avec lui Théo s'il te plaît.


- Oui, maman. "

L'inconnu regarde Théo.

" - N'ai pas peur monsieur, je m'apelle Théo et Shana c'est ma maman, elle est très gentille et elle t'a soigné parce que des vilains messieurs t'ont tappé. On t'as trouvé dans la rue, tu pleurais. Mais c'est pas grave, t'as le droit de pleurer, moi aussi je pleure. Parfois maman aussi elle pleure quand elle est toute seule dans la salle de bain.
Et toi comment tu t'appelles ?


- Je m'apelles...je m'apelles Bill.

- Et elle est où ta maman à toi ?

- Théo, laisse-le tranquille, il faut qu'il se repose. "

Je tend une tasse fûmante au brun.
Le jeune homme, Bill si j'ai bien compri, se redresse dificilement et bois quelques gorgées.
Il me regarde et me dis timidement :

" - Merci. "

Je lui souris et le débarasse de sa tasse que je pose sur la petite table de chevet.

" - Est-ce que ça va mieux ? "

Il hoche la tête silencieusement.

" - Tu sais, on a cru que t'étais une fille. "

Théo plaque sa main devant sa bouche et rigole.

" - Théo, c'est pas très gentil de dire ça.

- Mais c'est la vérité. "

Je fusille ce petit monstre du regard pour lui faire comprendre qu'il doit se taire, et il baisse honteusement la tête.

- Nan c'est...c'est rien. Il est...très franc. "

Je remarque qu'il a un accent étranger, probablement de l'allemand, mais il parle parfaitement notre langue.
Je passe ma main sur son front.

" - Vous n'avez pas de fièvre, vous allez vite vous en remettre je pense.

- Merci de m'avoir aidé et soigné.

- C'est normal. On va vous laisser vous reposer un peu, appellez-nous si vous avez besoin de quelque chose. "

Je me lève mais il me retient par le poignet.
Ses yeux se remplissent de larmes et il me dit d'une voix étranglée :

" - Je veux voir Tom. "



*** A suivre ***

# Posté le mercredi 18 juillet 2007 07:59

Modifié le jeudi 19 juillet 2007 07:11

°°° Chapitre 3 °°°

°°° Chapitre 3 °°°
[POV Bill]


" - Qui est Tom ? "

Que dois-je répondre à cette question si simple ? Je ne sais plus moi-même qui il est pour moi. Mon frère jumeau ? Ma moitié ? Ma vie ? Mon...amour ?
Tous mes sentiments sont si confus. Mais une chose est sûr, je l'aime. Cela fait déjà quelques semaines que je le regarde différemment, que je ne le vois plus comme un simple frère. Il faut que je me rende à l'évidence, il me plaît, je suis attiré par lui. Je suis amoureux de mon frère jumeau.
C'est si bizzard à dire, mais c'est tellement vrai. Je l'aime plus que tout, et je sais que lui aussi. Mais pas du même amour, il me l'a dit, ou plutôt il me l'a fait comprendre.
J'ai bien peur qu'il ne veuille plus de moi, je dois le répugner. C'est pour ça que je suis parti.

FLASHBACK

On arrive à Paris, ici tout est magnifique. Je serre la main de Tom dans la mienne et on regarde le magnifique décor de cette charmante ville. Je ne connais aucun lieu plus beau et magique que celui-ci. Je suis heureux d'être ici encore une fois, avec mon frère et le reste du groupe Tokio Hotel. On va séjourner dans un grand hôtel parisien durant quelques semaines, nous sommes ici pour de la promo et quelques concerts. Notre groupe a beaucoup de popularité en France apparament, nous en sommes que plus râvis.
J'ai l'impression de vivre un rêve éveillé. Pourtant des questions et des doutes m'empêchent d'être pleinement satisfait, et Tom le remarque. Il m'entraîne donc à l'écart pour me parler.

" - Qu'est-ce qui ne va pas Bill ? T'es pas heureux d'être en France ?

- Si, bien sûr que si, c'est pas ça...

- Alors c'est quoi ? Dis-moi. Tu sais bien que tu peux toujours compter sur moi, sur Gus' ou Georg ! "

Je détourne le regard. Je ne peux quand même pas lui dire que j'éprouve de l'attirance pour lui. Et pourtant, si je me confiais, ça me soulagerait d'un immense poids.
Après tout, il ressent peut-être la même chose que moi.
Je tortille nerveusement mes doigts et je déglutis avant de lui dire :

" - Tu promets que tu ne m'en voudras pas !?

- J'te le promet p'tit frère. "

Petit frère. Ces deux mots résonnent dans ma tête. Je m'en veux tellement, c'est mal d'aimer son frère comme ça, c'est immorale.
Je baisse les yeux, mais lui continue de me sourire. Son sourire franc et spontané, ses yeux rieurs, ses pommettes saillantes, son piercing qui le rend si sexy, ses longues dreads blondes : il est magnifique.

" - Tom...je crois...je crois que je t'aime.

- Mais moi aussi je t'aime Bill.

- Non, tu ne comprends pas, je t'aime...je t'aime plus qu'il ne le faut. "

Je relève la tête pour voir sa réaction, il perd automatiquement son sourire et me regarde droit dans les yeux pour déceler une once d'humour. Mais je suis des plus sérieux, et il le comprend. Il me fixe quelques secondes, assimilant la nouvelle. Puis il prend son visage entre ses mains et effectue quelques pas de long en large, avant de revenir face à moi. Il plante ses yeux dans les miens et ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais aucun son ne s'en échappe. Il secoue légèrement la tête de droite à gauche avant de s'enfuir en courant s'enfermer dans sa chambre.
Et moi, je suis là. Planté un plein milieu d'un immense couloir, pleurant toutes les larmes de mon corps. Les gens me regardent, mais j'en ai rien à faire, je viens de perdre mon frère.
Je sors de l'hôtel en courant, je ne sais pas où je vais, mes larmes m'aveuglent, mais tout ce que je sais c'est que je dois m'éloigner, le plus possible.
Eppuisé d'avoir couru pendant de longues minutes, je reprend mon souffle, appuyé contre un mur.
Mais tout à coup trois hommes surgissent de nul part, ils m'encerclent, j'essaie de partir mais ils me poussent contre le mur et commencent à me frapper en m'insultant de "tapette", de "sale gay". Je les laisse faire, et je pleure. Après tout ils ont raison, je suis qu'un homosexuel incestueux.


FIN FLASHBACK


" - Bill, vous m'entendez ? "

La jeune fille qui m'a recueilli passe sa main devant mes yeux.

" - Tom...Tom est mon frère, mon frère jumeau. "

Elle me fait un sourire chaleureux, ses yeux sont doux, son visage est réconfortant. Si Tom n'occupait pas toutes mes pensées, je la trouverai jolie.
Tom...Il doit me détester maintenant. Mon coeur se serre. Comment ai-je fais pour en arriver là ?

" - Je suis désolée, je n'ai pas de téléphone pour prévenir votre frère. "

<<Votre frère>>. Je ne sais même pas si je suis encore digne d'être son frère. Mes larmes coulent le long de mes joues et la jeune fille se méprend sur celles-ci.

" - Oh non ne pleurez pas, je suis désolée. Dites-moi où vous habitez et je vais le prévenir. Je le ramène ici si vous le souhaitez.

- Non, non c'est vraiment pas la peine. Il ne veut plus de moi de toute façon. "

Et voilà que je refond en larmes, je n'arrête pas ces derniers temps.
J'enfuie ma tête dans mes mains, c'est déjà embarassant de pleurer comme un môme, mais en plus devant des inconnus...
Mais je sens deux bras faibles m'enlacer doucement et une tête encerclée de cheveux bouclés se poser contre la mienne.
La jeune fille me chuchote à l'oreille, tout en me bercant d'avant en arrière :

" - Chhhut, là. Ca va aller. Ne vous inquiétez pas. Tout va s'arranger. "

J'aimerai tellement qu'elle ai raison, que tout s'arrange. Je regrette de m'être confié à Tom, j'ai tout détruit. Je suis vraiment con. Comment ai-je pu croire un seul instant qu'il partageait mes sentiments ?
Mes pleures s'achèvent petit à petit, elle dessert son étreinte, relève ma tête, place quelques mèches de mes cheveux derrière mes oreilles et passe ses mains sur mes joues pour effacer les longues traînées noires de mon maquillage qui a coulé.
Elle me sourit tendrement.

" - Je vais vous préparer un bon bain, ça va vous faire du bien, vous aller voir. "

Je hoche la tête en reniflant bruyamment.

" - Théo, je vais chez madame Lambert chercher de l'eau chaude, je reviens.

- D'accord. "

Je la vois effectuer plusieurs allers et retours avec un seau rempli d'eau.

" - Mais qu'est-ce que vous faîtes ?

- Oh, ben... je n'ai ni électricité ni eau chaude. Alors occasionellement la voisine de palier accepte que je me serve chez elle. Mais je la dédommage toujours d'une façon ou d'une autre. "

Elle me sourit et continue ses allers et venues. Je m'en veux, je lui donne du mal. Je sème vraiment la zizanie partout où je passe.
Au bout de quelques minutes, elle semble avoir terminée car elle se poste près du lit, les mains sur les hanches, un air victorieux et satisfait sur le visage.

" - Le bain de monsieur est avancé. "

Elle soulève les draps et je constate que je suis en sous-vêtement. Je rougis comme une vierge effarouchée et je me laisse entraîné jusqu'à la salle de bain.
J'arrive à peine à faire un mouvement, j'ai des courbatures partout, ça fait affreusement mal.
Elle m'assoit sur la baignoire et reprend son souffle.

" - Je vous laisse, s'il y'a quoique ce soit, appelez-moi.

- Attendez ! "

Elle se retourne, surprise.
Je baisse la tête et rougis, je me sens vraiment mal à l'aise.

" - J'y arriverai pas. Je peux pas bouger, j'ai trop mal. "

Elle me regarde et réfléchie à une quelconque solution. Puis elle revient finalement vers moi.

" - Bon, ben...je vais vous aider. Je vais vous enlevez votre caleçon, vous allez pas vous baignez avec. Vous êtes d'accord ? "

Je n'ai pas vraiment le choix alors je lui fait signe que oui.
Elle glisse ses doigts en dessous l'élastique de mon sous-vêtement, et en moins de temps qu'il ne m'en a fallu pour dire "ouf" qu'il était déjà retiré.
C'est incroyable. Je n'ai pas vraiment le temps de me poser de question, qu'elle fait déjà passer mes jambes une par une de l'autre côté de la baignoire. Je me laisse couler dans l'eau chaude, ça fait un bien fou.
Elle s'agenouille près de moi, relève les manches de son chemisier et attrape un flacon de shampoing. Elle commence à me frictionner le cuir chevelu, j'ai l'impression d'être redevenu un enfant et d'avoir ma mère à mes côtés qui me lave. C'est vraiment gênant.

" - Dites-le si je vous fais mal.

- Non, non ça va. Mais...vous pouvez me tutoyer s'il vous plaît, je me sentirai plus à l'aise.

- Oui, moi aussi, mais à condition que vous...je veux dire, que tu me tutoies aussi.

- C'est d'accord. "

On se sourit et je la laisse me laver. Une fois fait elle me laisse seul dans le bain quelques instants, le temps d'aller mettre une pizza dans le four, puis elle revient me fait sortir de l'eau et m'enroule dans une grande serviette éponge. Elle me reconduit jusque sur son lit et me rhabille.
Elle n'en profite même pas pour me reluquer. Je crois qu'elle ne me connaît pas non plus, ou alors elle n'a pas fait le rapprochement entre moi et Tokio Hotel.
Tant mieux, je n'aurai pas aimé tomber sur une fan totalement folle amoureuse de moi.

" - Tu as faim ?

- Un peu, oui. "

Shana me prend par la main et elle m'aide à marcher jusqu'à la cuisine. Je m'assoie sur une chaise et elle retourne aux fourneaux.

" - Théo à table !

- J'arrive ! "

Le petit garçon déboule en courant, il est plein d'énergie. Il me regarde, j'ai l'impression de voir Tom quand il était petit.
Bon okay, faut que j'arrête de tout rammener à Tom, ça devient lassant.
Théo croque dans sa pizza à pleines dents.

" - Bah vas-y mange, c'est très bon." Me dit-il.

On mange en silence jusqu'à ce que quelqu'un frappe contre la porte d'entrée.
Shana sursaute, Théo semble avoir peur, puis elle se lève et va ouvrir le verrou.
Elle regarde par l'entrebaillement de la porte, et l'ouvre en soupirant, comme soulagée.

" - Madame Lambert, vous m'avez fait peur.

- Ah désolée ma p'tite Shana. Mais je devais absolument te voir. Voilà...je ne pourrais pas m'occuper de Théo, mon mari et moi partons ce soir dans le sud pour rendre visite à notre fils aîné, il est souffrant.

- Oh non c'est pas possible, pas maintenant. Je travaille au club ce soir, je peux pas manquer ma soirée.

- Je suis vraiment désolée. "

La vieille femme s'en va, et Shana se prend la tête dans les main et tourne en rond dans l'entrée. Elle a l'air préoccupé, apparament il y'a un problème.

" - Putain de merde c'est pas vrai ! "

Théo baisse la tête, les larmes aux yeux.

" - Il y a un problème ?

- Oui y'a un problème. Je peux pas laisser Théo tout seul toute une nuit dans cette cité craignos pendant que je vais bosser dans une boîte de streap-tease à la con. "

Je ne dis rien, je ne sais pas quoi dire. Je me contente de baisser la tête moi aussi. Elle a hurlé cette phrase alors que jusqu'à présent elle avait été calme.
Mais après tout, je ne la connait pas, je ne sais rien de sa vie.
Elle s'en va sans ajouter un mot et claque la porte de la salle de bain où elle s'est enfermée.

" - Elle est pas méchante d'habitude, faut pas lui en vouloir. Elle est triste parce que les messieurs qui lui donnent de l'argent sont méchants avec elle. "

Je fronce les sourcils, << les messieurs qui lui donnent de l'argent sont méchants avec elle >>, << boîte de streap-tease à la con>>. J'ai bien peur de comprendre.
Je me lève et toque timidement à la porte de la salle de bain. Shana me donne l'autorisation d'entrer, elle est assise dans un coin de la pièce, les genoux remontés contre sa poitrine. Elle relève la tête et me sourit tristement. J'essaie de m'assoire à côté d'elle, mais mes courbatures m'en empêchent.

" - Tu vois bien que tu ne peux pas bouger. "

Elle rigole doucement et se lève.

" - Désolée pour tout à l'heure, j'voulais pas m'énerver. C'est juste qu'à force de prendre sur moi face à Théo, parfois je craque. Je sais que je devrai pas, il a besoin de quelqu'un sur qui pouvoir compter tout le temps. Je fais tout ce que je peux tu sais.

- Ecoutes, j'ai peut-être une solution temporaire à ton problème. Tu as besoin de quelqu'un pour s'occuper de ton fils et moi je peux pas rentrer, je veux pas voir mon frère. Si tu me permets de rester quelques temps chez toi, je surveillerai Théo. "

Elle regarde la pluie tomber à travers la fenêtre et réfléchit.

" - Alors...qu'est-ce que t'en penses ?

- Je suis d'accord. Ca me semble plutôt bien.

- Alors c'est parfait. Encore merci pour tout.

- Bah...on est quitte maintenant. Disons qu'on se rend service mutuellement. "

Elle se lève et s'apprête à quitter la chambre lorsqu'elle se retourne et me dit :

- Bill, merci de ne pas poser de question. "

J'hoche la tête d'un air entendu. Je suis tout aussi reconnaissant qu'elle. J'apprécie le fait qu'elle m'accueille chez elle sans me poser des questions sur les raisons de ma fugue.
Elle me sourit et sort. Je m'allonge sur le lit et ferme les yeux. Et automatiquement mes pensées se dirigent vers Tom.
Que fait-il en ce moment-même ? Est-ce qu'il s'inquiète pour moi ? A t'il seulement remarqué que j'avais disparu ? J'en sais strictement rien...
Je m'allonge sur le côté, la fatigue et les émotions ont raison de moi, je m'endors rapidement.



*** A suivre ***



Je voulais pas mettre ce chapitre tout de suite, sadique que je suis xD
Nan c'est pas ça, mais c'est que j'ai plus de chapitres d'avance, mais je met à écrire le chapitre 4 demain.
Mais vous êtes tellement Adorables dans vos commentaires que j'ai pas pu m'empêcher de vous poster la suite, pour vous faire plaisir.
J'ai de plus en plus de visites et de commentaires, c'est totalement incroyable, vous pouvez pas savoir à quel point ça me rend Heureuse.
Vous êtes Formidables ! C'est vous qui me donnez l'envie de continuer ^^
Aujourd'hui je suis privée d'ordi V__V et jusqu'à ce soir parce que mes parents organisent une soirée pour la naissance du bébé de mon frère alors je suis de corvées de nettoyage de la maison et d'attente du traiteur - -'
Et le pire, c'est que mon ordi est dans le salon, donc ce soir quand y'aura les invités, j'ai interdiction de toucher à l'ordi. Mes parents veulent ma mort T___T
Laissez-moi plein de gentils commentaires tout mignon, comme à votre habitude pour me soutenir !
Je viendrai voir dans la nuit eh eh ^_^
Encore une fois : MERCI <3

Bisous

Marine

PS: J'espère que ce chapitre vous plaît =)

PS2: Mon adresse msn, si mes petites lectrices d'amour veulent me parler==> th-marine-th@hotmail.fr

# Posté le jeudi 19 juillet 2007 07:50

Modifié le jeudi 19 juillet 2007 11:33

°°° Chapitre 4 °°°

°°° Chapitre 4 °°°
[POV Shana]


Il est déjà vingt-deux heures, et je suis dans la salle de bain entrain de me passer une énième couche de rouge à lèvres. Dans quelques minutes je devrai être au club où je bosse un soir par semaine en tant que streap-teaseuse/prostituée. C'est pas trop mal, je suis au chaud et c'est plutôt bien payé, mais le patron est un enfoiré. Il nous prend 30 % de ce que nous donne les clients.
Une fois prête, je me dirige dans ma chambre faire quelques recommandations à Bill. Je me doute que c'n'est pas aujourd'hui qu'il jouera à cache-cache avec Théo, vu son état... Mais je lui fais confiance, du moment que Théo n'est pas tout seul.
Puis, je demande à Théo de faire attention à Bill quand même, on ne sait jamais si ces blessures devenaient plus grave.

" - Je devrai être rentrée vers 6 heures. S'il y a quoique ce soit, j'ai laissé le numéro de la boîte où je travaille sur la table de la cuisine. "

J'embrasse mon fils, et me met en route sans plus attendre. Je traverse la cité la tête basse, je ne veux pas avoir plus d'ennuies que je n'en ai déjà. L'air est frais, même si nous sommes au mois de juillet, le vent me pique les joues et me fait frissoner. J'accélère le pas et entre dans le premier bus que je trouve. Il me dépose quelques minutes plus tard, non loin du club. J'y entre, salue le barman et me précipite dans les 'loges', pour me changer. J'enfile ma tenue de scène, si on peut appeler ça comme ça. Elle se compose enfaite d'une short moulant, et d'un haut court. Je vérifie que je suis seule et j'attrape un petit sachet de poudre blanche planqué au fond de ma poche puis je me dirige discrètement vers les toilettes et m'y enferme à double tours. Je m'agenouille face au lavabo et trace une petite ligne sur le bord de celui-ci avec cette poudre blanche : de la cocaïne. Je sors une petite paille courte et la place à l'entrée de ma narine. Je ferme les yeux et sniff le tout d'un coup sec. Ca fait un bien fou. Grâce à cette drogue j'me sens bien, euphorique, je me sens en forme, et j'en ai besoin pour faire face à la vie que je mène. Ca me permet d'oublier quelques temps, jusqu'à ce que la drogue ne fasse plus effet.
Je m'essuie le visage d'un revers de main et range le tout avant de le remettre dans la poche de ma veste. Je me dirige d'un pas félin vers la scène, mon show commence dans quelques instants.

[...]

Je ne vois rien, j'entend juste la musique sur laquelle je danse, les cris et les sifflements des hommes présents dans la salle. La lumière m'éblouit, je ne sens que la barre contre laquelle je m'exibe. Je tourne autour sensuellement, les cris redoublent, je n'ai jamais compris pourquoi ça les excitait autant.
Certains hommes tendent les mains pour venir glisser quelques billets dans le peu de vêtements que je porte, et d'autres me demandent d'enlever le haut.
Chose que je ne leurs reffuse pas, plus vite je serai déshabillée, plus vite j'en aurai fini avec tout ça. Je retire mon tee-shirt et le fais tournoyer au-dessus de ma tête avant de l'envoyer valser à l'autre bout de la scène. Je me trémousse quelques minutes encore et cède ma place à une autre fille. Je regagne la loge commune, passe un autre haut propre, retouche mon maquillage et mon patron est déjà derrière moi. Il pose sa grosse main potelée sur mon épaule et me dit :

" - Je sais pas quel est ton secret Shana, mais plusieurs clients se battent pour toi dans la salle là-bas. Je leur ai dit que tu seras à celui qui offrira la plus belle somme d'argent. Je t'ai vendu à un groupe de trois jeunes étrangers. Ils t'attendent, allez file. "

Il fait claquer sa main sur mes fesses, m'incitant à sortir. Je lui lance mon regard noir, et rejoins la salle. Je vais prendre un verre au bar avant, les clients peuvent bien patienter quelques secondes. Le barman, Alex, un garçon très gentil me sert une vodka-citron et me dit :

" - Alors Shana, quoi de beau ? Tu sais que l'patron gagne un max' de pognon grâce à toi ?

- Mhhh.

- Il vient de se mettre 780 euros dans les poches, rien qu'en te promettant à un groupe de p'tits jeunes. Ca te fait quoi d'être adulée par tous ces hommes ?

- J'en ai strictement rien à foutre. "

Je me penche, lui embrasse la joue et me dirige vers la table qu'il me désigne du doigt. Allez au boulot, je me colle un sourire aguicheur sur le visage et approche de mes clients. J'arrive par derrière, me penche vers l'un d'entre eux et murmure d'une voix suave à son oreille :

" - On a besoin de mes services ? "

Il se retourne vers moi et rougis. Un autre m'invite à m'assoire.

" - Ouais, viens, installes-toi. Je m'appelle Georg, et voici Gustav.

- Moi c'est Shana.

- Tu veux boire un verre ?

- Nan c'est bon merci.

- Bon, on va en venir au fait alors. On est ici pour notre ami. "

Il désigne un jeune homme avec de longues dreads blondes qui porte des vêtements hyper large. Il ne relève même pas la tête, il parraît ailleurs.

" - Il a pas l'air bien...

- Non, il est comme ça depuis c'matin. Il a pas trop le moral, c'est pour ça qu'on est venu ici. Et on aimerai bien que tu lui changes les idées un peu.

- Ok je vois. Comptez sur moi. "

Je leur lance un clin d'oeil et attrape le déprimé par la main. Il ne réagit même pas et se contente de me suivre. Je le conduis jusqu'à l'étage où se trouvent les chambres. On pénètre dans l'une d'elle, je referme la porte et regarde quelques instants mon client. Bon, il a l'air vraiment mal, mais je suis pas là pour m'occuper de ses états d'âme, y'a des psy pour ça, moi je suis là pour le baiser. Je m'avance vers lui et le pousse gentillement sur le lit. Il s'y allonge sans faire d'histoires, et je m'accroupie sur lui.
Je commence à lui mordiller le cou, il n'a toujours aucune réaction. Je fais donc glisser mes mains le long de son torse et lui retire son tee-shirt, mes baisers descendent de plus en plus bas, jusqu'à arriver à sa ceinture que je déboucle. Je fais glisser son baggy, lui retire sa casquette et son bandeau. Je l'observe, il est plutôt pas mal foutu. J'ai comme une impression de déjà vu en le regardant, mais il n'a jamais été un de mes clients, j'l'aurai reconnu. Il me semble qu'il a à peu près mon âge.
Alors que je suis plongée dans mes réflexions, c'est lui qui se réveille.
Il m'attrape par les hanches et me fait rouler sur le lit pour se mettre sur moi. Il m'enfonce violemment dans le matelas, puis il m'embrasse sauvagement. Ses mains vagabondent frénétiquement sur mon corps et il commence à me déshabiller, je le laisse faire. Je suis nue et il ne tarde pas à l'être lui aussi. Je le repousse doucement et me lève pour me diriger vers une petite corbeille posée près du lit. A l'intérieur de celle-ci, il y a plusieurs préservatifs. Je la lui tend pour qu'il en choisisse un. Il ne se fait pas prier et en attrape un au hasard, sans me quitter des yeux. Je repose la corbeille, m'assois à côté de lui et lui prend le préservatif des mains. Je l'ouvre et le déroule délicatement sur son sexe en érection. Un gémissement s'échappe de ses lèvres.

" - Comment tu t'apelles ?

- Tom. "

Il me rallonge et s'installe sur moi. A l'aide d'une de ses mains, il écarte délicatement mes cuisses et dans un geste sec et sans douceur, il entre en moi. Il commence d'abord des vas et viens lents, puis de plus en plus rythmés. Je ferme les yeux, je ne veux pas le voir prendre du plaisir, je veux juste qu'il en finisse, et vite. Ses coups de reins deviennent de plus en plus brutaux et il ne contient même pas ses gémissements. Je sens son corps devenir moite contre le mien, je déteste cette sensation. Il se penche sur moi et me lèche la peau du cou, tout en continuant de s'enfoncer en moi. Je sens qu'il va bientôt jouir, et je ferme encore plus fort mes paupières. Il se cambre soudainement et se déverse en moi dans un dernier cris plus puissant que les autres :

" - Haaaan...B-Bill ! "

Il retombe sur moi, totalement épuisé en répétant inlassablement le mot "Bill", il sanglote même.
Mon cerveau marche au ralentit. Je ne comprend pas...Bill ?
Puis, tout me vient comme des flashs : Bill, Tom, <<frère jumeau>>, << il ne veut plus de moi >>, <<trois jeunes étrangers>>.
Est-ce que je viens de coucher avec le frère jumeau de Bill ? Le Bill qui est en ce moment-même chez moi et qui s'occupe de Théo. Le Bill qui a fugué de chez lui ?
Non, ça ne peut pas être ça. Mais pourtant...cette sensation de déjà vu lorsque j'ai vu le corps de Tom expliquerait tout.
Il faut que je sache, je dois lui demander.

" - Hum...je sais pas trop comment te dire ça mais...qui est Bill ?

- Personne " Il bougonne.

" - Ah, désolée, j'ai cru...j'ai cru que c'était ton frère. "

Okay, j'y vais fort, mais au moins ça le fait réagir. Il a relevé la tête vers moi, il me regarde, mi-choqué, mi-surpris et la bouche grande ouverte.

" - Qu-quoi...tu...tu connais Bill ? Tu sais où il est ? "

Je lis maintenant dans ses yeux de l'inquiétude. Il a peur.
Alors...je ne m'étais pas trompée ? Tom est le jumeau de Bill. Mais alors...pourquoi est-ce qu'il a jouit son nom lors de l'orgasme ?
Les paroles de Bill me reviennent en tête << Il ne veut plus de moi >>. Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'y a t-il entre eux deux ?
Auraient-ils eu une dispute à propos de leurs petites amies ou autres ?
En attendant que dois-je répondre à Tom ? Je ne peux pas lui dire que Bill est chez moi sans le consentement de celui-ci puisqu'il m'a dit qu'il ne voulait pas rentrer chez lui et voir son frère.

" - Euh, non. Non, non. Je disais ça...comme ça. "

Je lui fait un sourire qui se veut persuasif et je me lève puis me rhabille en vitesse avant qu'il ne me pose d'autres questions. Je ne peux pas non plus le laisser filer comme ça.

" - Tu vis à Paris ?

- Non. On a réservé des chambres dans un hôtel, on est là que pour quelques semaines.

- Je peux te demander dans quel hôtel ? On pourrait peut-être se revoir...

- Le Tipton Palace je crois, ou un truc dans l'genre. "

Le Tipton Palace. Je ne sais pas pourquoi, mais je repense instantanément à Steeve et à son étonnante douceur et gentillesse.
Je sens deux bras m'enlacer, Tom dépose un baiser sur ma joue avant de me dire :

" - Merci. Tu l'as fais inconsciemment, mais tu m'a permis d'ouvrir les yeux sur un point important de ma vie. "

Et il sort, il s'en va me laissant seule, avec mes questions. Je lui ai ouvert les yeux ? Mais sur quoi ?
Je regarde l'heure sur la pendule de la chambre, 4h29.
Tant pis, j'en ai marre, je rentre, et surtout il faut que je parle à Bill.

Je repasse par les loges et me rhabille avant de reprendre le bus pour rentrer chez moi. J'extirpe la clé de ma poche et la fait tourner dans la serrure dans un bruit de cliquetis. J'entre dans la cuisine et bois un verre d'eau avant d'entrer dans la salle de bain pour me doucher. L'eau froide ne me fait plus rien, j'y suis habituée. Et puis ça me donne la sensation d'être purgée de tous ces hommes qui me souillent. L'eau glacée rougit ma peau.
Je me sèche et enfile un long tee-shirt et un short. Je pénètre dans la chambre de Théo, m'agenouille à côté de son lit, et le regarde dormir tout en lui caressant tendrement la joue. Je lui dépose un baiser sur le front et regagne ma chambre où Bill dort comme un bébé lui aussi.
Je m'assois sur le bord du lit et Bill sursaute.

" - Chuuut c'est rien, c'est moi. Je voulais pas te faire peur, désolée.

- Shana ? T'es déjà rentrée ? " Dit-il d'une voix ensommeillée et en se relevant légèrement, s'appuyant sur ses coudes.

" - Oui. Bill, il faut qu'on parle de quelque chose. "


*** A suivre ***



Hiiiiiiiiiiiii *mode hystérique*
MERCI à toutes, pour vos visites et vos commentaires qui ne cessent d'accroître.
J'en reviens pas, vous êtes Géniales !
Quand je vois <<11 commentaires non lus>> je sautille partout comme une gamine.
Vous m'faîtes rêver *____*
Je ne peux que vous remercier en postant le plus de chapitres possibles et le plus rapidement, mais je crois que j'y arrive bien, nan ?
Je publie tous les jours ^___^
Par contre, pas de suite demain, je suis sincèrement désoley mais je suis pas là.
Je rentre que tard le soir.
J'espère que vous m'en voudrez pas trop é__è
J'vais faire mon possible pour poster une suite prochainement.

Sinon, la question habituelle: Vous aimez ? Vos impressions ?
Et surtout n'hésitez pas sur les questions si vous en avez =)

D'ailleurs.... pour répondre à la question de x-enjoy-the-silence-x : Oui il y aura un POV de Tom pour savoir ce qu'il ressent et comment il a vécu la fuite de Bill.
On en a un léger aperçu dans ce chapitre à travers le POV de Shana.
Voilà, merci de lire ma fic et de laissez des commentaires ^__^

Bisous <3

# Posté le vendredi 20 juillet 2007 13:28

Modifié le dimanche 12 août 2007 06:59